Paolo Pasquinelli, de Livourne, artiste contemporain et biologiste, est de retour de l’Europe Day other borders, la fête dédiée à la recherche, à l’art et à l’innovation, qui a eu lieu au Vega, le parc scientifique et technologique de Venise Marghera, où il a été invité par l’European consciousness – Art-Science-Movement, association Caso, pour réaliser une exhibition dont la thématique  précommandée était intituléeEffet Fleischmann et Pons”, prenant le nom de Martin Fleischmann, électrochimiste tchécoslovaque, né en 1927, et de son élève, Stanley Pons, qui, à la fin des années quatre-vingt, présentèrent les premières études sur la fusion froide à l’université de l’Utah.

Nous reportons ci-après l’interview qui lui a été faite.

Tu t’attendais à une convocation aussi importante ?
Oui, en vertu du fait que mon statut d’Artiste et d’homme de Science est en train de se consolider de plus en plus en raison de mon engagement qui vise à développer de façon cohérente ces deux aspects créatifs qui accompagnent depuis longtemps ma vie”.

Pourquoi donner à cette performance ce titre lié à un argument aussi actuel mais qui est également considéré de frontière scientifique ?
Il faut dire que je suis souvent invité à participer à des conférences, à des symposiums où cet argument est présent. Mes interventions suscitent toujours de l’attention et de l’intérêt, bien que comme biologiste je ne peux certainement pas “rivaliser” sur un argument de physique aussi spécialisé (mais je me défends pas mal). A ces occasions j’aime  conclure la “Lecture” avec une image d’un de mes tableaux ou d’une installation. En décembre 2011 une organisatrice d’événements, attentive et entreprenante, Valeria Bertin, responsable de l’association CASO, m’a proposé de participer comme “Art-Science-testimonial” à l’Europe-day 2012”.

Comment as-tu réalisé ta performance ?
Comme toujours je tends à développer mes performances de façon brève et efficace. Celle-ci aussi s’est développée et terminée en une dizaine de minutes. Il y a eu deux phases: la première (en solo) illustrant le cheminement de la recherche sur la fusion froide, plein de stop and go; la seconde (scène collective) représentait des orbites électroniques de l’atome de nickel se fondant à la fin avec un atome d’hydrogène entouré par un électron.

Quels matériaux as-tu utilisé et qui t’a accompagné durant ces deux actions ?
Dans la première, une simulation du long cheminement de la recherche, j’ai piétiné (stop and go) sur une bande plastique granuleuse en cognant mes “embouts fractaliques” à chaque événement physique pour marquer l’apparition de l’hélium: He naturel, He3 dans la fusion artificielle et He 4 du soleil. L’accompagnement musical a été réalisé par un chercheur en chimie, Anton Thumiger, de l’Université de Padoue qui s’occupe maintenant d’études au conservatoire musical. Tout fonctionne: hommes de sciences et artistes”.

Y a-t-il eu une place accordée aux jeunes dans cette performance ?
Oui! Des jeunes enseignants de motricité de Rimini (Arianna Adanti) et de Pesaro (Francesca Marcozzi ) ont dirigé un groupe de jeunes filles qui simulaient les orbites électroniques qui tournaient autour des deux noyaux (respectivement représentés par Valeria Bertin et moi-même), jusqu’à leur fusion. Toutes des jeunes de l’Association Caso, que je dois remercier et notamment mon électron Ilaria”.

Qui a assisté à cette performance ?
Certains scientifiques. Parmi eux les géants de ce secteur: Vittorio Violante (ENEA) avec un collaborateur américain, Francesco Celani (INFN), Giovanni Valle (Centre d’Etudes Biopolimeri PD) et un chercheur en nanotechnologies de l’UNIPD. J’ajoute qu’après cette exhibition j’ai été impliqué dans l’atelier avec Mme Bertin pour interviewer Violante et Celani face à un public formé par une centaine de jeunes universitaires des universités Foscari et Juav de Venise”.

Et les artistes ?
Un au nom de tous: Matteo Albertin et à ses côtés Antonio Sassu tous deux membres du “Gruppo Sinestetico”, groupe de Torreglia (Padoue) qui ont reçu récemment un prix dans le domaine international d’art contemporain”.

Quels sont tes prochains rendez-vous ?
En bref. Le 16 juin à la Mochi Farm del Limoncino (LI) “Passeggiata tra l’arte” (Promenade au milieu de l’art) avec une installation intitulée “Testa di zuba”  fin juin à la biennale de Livourne “Arte a Perdere” (Art à perdre), Place San Marco avec l’installation “Cambiare pelle” (Changer de peau).