Le Député Domenico Scilipoti a de nouveau exalté la fusion froide en la faisant sortir de l’ombre des laboratoires pour programmer son entrée en grande pompe dans la somptueuse sala delle Mercede à Palazzo Marini de Rome. La Chambre des Députés sera donc le siège d’un séminaire important sur la méthode Rossi et Focardi prévu pour le 2 juillet prochain. Une rencontre voulue par le député ouverte aux spécialistes, aux politiciens  et journalistes, désireux de fournir leur contribution à la promotion de la fusion froide afin de permettre la rapide mise en place des expérimentations industrielles nécessaires sur la fusion froide afin d’ouvrir les portes à la tant attendue conversion énergétique à grande échelle.

Un défi qui provient du cœur de la politique, lancé à tous les sceptiques ainsi qu’à tous les détracteurs, hostiles, qui attaquent aujourd’hui encore la technologie de Rossi.

Le député Scilipoti propose également une question parlementaire à réponse immédiate au Ministère de l’éducation, université et recherche, par laquelle il fait étalage d’une connaissance scientifique considérable au sujet de cet argument. Il demande de prendre en compte la possibilité de parvenir à une expérimentation afin de consolider la « révolution copernicienne » du besoin énergétique mondial.

A cette question, c’est le délégué du Gouvernement, Piero Giarda, Ministre pour les Rapports avec le Parlement qui répond. Cela est un autre indice qui prouve bien que le Gouvernement prend à la légère la question de la fusion froide sinon il aurait permis au titulaire du décastère, Francesco Profumo de prendre la parole. En revanche, le député Piero Giarda se limite à une réponse elliptique, évasive et “pour la circonstance”, alourdie par des vides et par un scepticisme mal dissimulé. Cela va de soi que cette réponse ne satisfait aucunement le questionneur. En effet, le Député Scilipoti accuse le Gouvernement d’avoir éluder le cœur de sa question et d’avoir survolé sur l’ampleur des retombées économiques en cas d’introduction de la fusion froide qui consisterait en effet permettrait une nette diminution des coûts de production. Une réplique qui fournit l’idée de la dimension et de l’importance que le Député Scilipoti, inscrit au groupe de Popolo e Territorio, a pris très au sérieux cet argument.

L’on ne peut en dire autant en revanche en ce qui concerne le quotidien italien La Repubblica où les accusations de la part du monde académique contre le gaspillage d’argent public pour des tests sur la production d’énergie piézonucléaire ont englobé, erronément, également le domaine de la recherche sur la fusion froide, phénomène contigu mais qui n’a par contre rien à voir avec le piézonucléaire. Nous avions publié un post à ce sujet le 8 juin dernier.

Mais rappelons que les accusations injustes envers la ff remontent au temps de ses pionniers et que le présumé gaspillage d’investissement actuel dans la recherche pour la ff est en réalité lié à cette hérédité qu’elle se porte depuis plus de vingt ans. L’histoire ne fait que se répéter…