Avez-vous déjà obtenu des collaborations externes grâce à cette “ouverture” ?                                                                                                                 Les collaborations citées avant sont déjà opérationnelles et elles représentent des réalités qui agissent à nos côtés avec enthousiasme et de façon performante. Je suis certain que les améliorations à cette expérimentation proviendront justement du dialogue avec ces groupes, dotés d’un grand sens de l’expérimentation, flanqué à de puissantes capacités technico-conceptuelles. En somme, nous sommes en excellente compagnie, au point de nous faire penser que probablement nous la méritons.

Selon vous, de quelle façon la fusion froide pourra nous aider dans la défense de l’environnement ?                                               Principalement en offrant justement de l’énergie propre, inépuisable, économique.

Dans combien de temps prévoyez-vous que votre réacteur – ou un produit qui s’en inspire – sera prêt pour une production industrielle?                   Nous ne savons pas dans quelle mesure nos résultats, potentiellement altérés en raison du niveau non excellent des instruments dont dispose le laboratoire scolaire, seront reconfirmés. Mais si ils le seront, alors là ça va chauffer ! nous disposons de ressources logistiques (la Fondation J. Von Neumann) capable de déchainer sur le net un réel chaos (organisé) visant la réalisation d’une expérimentation distribuée. Toujours dans le cas positif, nous estimons une durée de deux ans pour les premières applications.

Au cours de ces mois, la recherche sur le nucléaire est en train de vivre un moment très particulier. De part et d’autres on entend parler de découvertes révolutionnaires et de lois de la physique qui devront être revues. Pourtant, une grosse partie de la communauté scientifique voit avec scepticisme tant les LENR que le piézonucléaire. Est-ce là des limites naturelles du système académique ou vous pensez qu’en quelque sorte un peu de sain  scepticisme peut aider à distinguer les vraies innovations des fausses et des arnaques ?                                                                                                                               Il n’y a jamais d’arnaqueurs dans la recherche, à la limite des “manadiers”. L’expérimentation est toujours, de part son essence, une opération sérieuse. Il en relève ensuite du soin de chacun d’exposer de la façon la meilleure et la plus ouverte les modalités de conduction, pour donner la possibilité aux chercheurs indépendants d’évaluer le degré d’exactitude des résultats. Mais le monde bouge d’avantage grâce à ceux qui crient à la victoire trop tôt qu’avec ceux qui se dégonflent avant même d’avoir combattu (il s’agit du défi entre la curiosité humaine et la possibilité de connaitre la nature). Le scepticisme est parfaitement partageable et nécessaire en science: il en va de l’innovateur de faire des essais. Mais les juges doivent être sereins et avoir de larges horizons. Tous comptes faits on n’a jamais réussi à arrêter une grande idée, si elle l’est réellement. Sinon elle ne l’était pas. Il ne s’agissait que de trop d’enthousiasme ou d’approximation.
Et aucune peur pour les lois de la physique: elles attendent impatiemment d’être approfondies, intégrées, mieux interprétées. Je ne crois pas que dans ce cas il soit nécessaire de les renverser. Il suffit d’arrêter de parler tout seuls et d’être disposés à écouter ce que les autres veulent nous dire.

Bien. Ce sera tout. Nous vous remercions infiniment pour votre disponibilité et votre gentillesse.                                                                                                                Merci pour cette opportunité d’expression, nos salutations les plus cordiales à tous les lecteurs et à vous même de la part de tout le groupe du projet Athanor.