Le réacteur nucléaire à fusion froide, E-cat, tant discuté, qui monopolise depuis plus d’un an l’attention médiatique, divisant l’opinion publique en deux catégories, les sceptiques et les fans plein d’espoir, devrait être “certifié” par une figure extérieure à sa société, la Leonardo Corporation.
En fait, Rossi aurait fait savoir qu’il communiquera bientôt les données de tests indépendants de l’un des deux clients qui auraient acheté, il y a de cela quelques mois, un réacteur thermique d’1 Mw. Après des mois d’essais, les résultats quant au bon fonctionnement de l’E-cat sembleraient être enfin prêts. Toutefois, étant donné que le secret plane encore et toujours au-dessus du nom de ce client, la véridicité de ces résultats sera assez difficile à être prouvée. Tout comme nous ne sommes en mesure de dire si cette nouvelle sera par la suite confirmée ou démentie, comme il a  été déjà le cas à plusieurs reprises. En effet, l’E-cat subit constamment des hauts et des bas au niveau de sa crédibilité. Tout dernièrement, encore, la National Instrument a communiqué, par le biais de son Directeur, Stefano Concezzi, d’avoir encore du pain sur la planche en ce qui concerne la fusion froide. Cette annonce a été faite au cours du congrès tant voulu et organisé par le député Domenico Scilipoti le 2 juillet dernier, dans la salle de la Mercede, à la Chambre des Députés de Rome.

En revanche, une nouvelle curieuse arrive de Bruxelles qui fera plaisir à tous les vrais fans de Rossi.
Le blog américain E-Cat World a reporté qu‘en octobre dernier, période durant laquelle l’ingénieur italien était en train de réaliser un des célèbres ses tests, fortement remis en question, que l’UE, du haut de la Direction générale de la Recherche et de l’innovation, rédigeait un document sur les découvertes les plus intéressantes pour le futur dans le domaine énergétique. Parmi elles, figurait le nom des LENR, entendues comme le résultat des recherches de Fleischmann et Pons. Pourtant, étrangement, aucune référence ne fut faite à Rossi, bien que cette coïncidence ne fut certainement pas fortuite. De la déclaration du Directeur il ressort la conviction que la production d’énergie en excès à partir d’expérimentations de fusion froide existe dans le monde entier bien que nécessitant encore d’une explication théorique valable. Mais en plus, il semblerait même que la compagnie ait effectué la même présentation face à la Communauté européenne, et ceà peine une dizaine de jours auparavant. Les intentions sont fort sérieuses donc et les investissements temporels et financiers sur ces projets sont absolument concrets. Mais pourquoi donc les sommets n’ont-ils aucune intention de s’allier avec Andrea Rossi ?

Le mystère autour de l’E-cat se fait de plus en plus dense. L’Ingénieur Rossi a de nombreux concurrents mais aucun allié. Et les quelques alliés qu’il avait, la National Instrument et la Defkalion qui devait produire son E-cat, se sont retirés. De même pour l’Université de Bologne qui a pris elle aussi ses distances par rapport au projet de Rossi il y a de cela un an déjà.

Cependant le projet E-cat semble poursuivre son bonheur de chemin. Après avoir annoncé la solution brillante aux problèmes rencontrés à des températures élevées, l’inventeur a déclaré sur son blog que les tests de certification à ce sujet seront effectués directement par ses clients. C’est la première fois qu’Andrea Rossi utilise ce mot « clients ». mais de qui parle-t-il ? Qui sont ces clients ? Encore une fois c’est un mystère. En plein style Rossi…