En Italie on discute encore de savoir si les LENR, la fusion froide, les phénomènes piézonucléaires existent réellement ou sont uniquement des chimères. Et ce dans la meilleure des hypothèses. Car n’oublions pas que de l’autre côté, pire que les sceptiques, il y a le groupe de ceux, en majorité représenté par les scientifiques traditionnalistes qui ne perdent pas une occasion pour jeter le discrédit sur ce genre de recherches qui sont révolutionnaires, certes, mais qui ne relèvent certainement pas de la magie noire. Et de là à accuser leurs auteurs d’être des charlatans, des arnaqueurs seulement parce qu’ils refusent d’admettre la réussite de leurs concurrents et se refusent de reconnaitre le mérite et le talent de ces scientifiques contre-courant et, pour certains, par peur de perdre leur pouvoir absolu sur le secteur de l’énergie traditionnelle, il en passe. Donc pendant que les différents groupes continuent de se disputer sur des futilités, au lieu de s’unir au nom de la bonne cause du bien-être de la population mondiale toute entière, aux USA, la ville d’Austin dans le Texas, sous l’égide de la National Instruments, le producteur mondial le plus important d’instruments scientifiques de mesure, se trouvera au cœur, dans quelques jours (du 6 au 9 août), d’un débat sur la réalité de ces phénomènes et de la commercialisation des premières machines capables de les exploiter en obtenant de l’énergie propre. Une différence de perspectives abyssale, admettons-le !

Malgré cela, espérons que les meilleurs “cerveaux” italiens demeureront dans leur patrie et poursuivront leur engagement afin que la recherche et que la science réussissent à démontrer un jour au monde entier qu’ils étaient absolument de bonne foi, que leur flair ne les avait pas trompé et qu’ils étaient certainement sur la bonne voie, afin de représenter en quelque sorte la revanche de leurs prédécesseurs qui, à l’époque, n’avaient obtenu aucune crédibilité. Tout cela serait certes honorable à condition seulement que leur déploiement de forces, de ressources et d’énergie soient assez fort afin de contrecarrer leurs collègues obtus, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Dans le cas contraire alors mieux vaudrait qu’ils émigrent vers des horizons plus libres où les nouvelles données expérimentales, obtenues de façon honnête et grâce à d’énormes sacrifices professionnels, comptent bien plus que les livres et les banques de données que les chercheurs des siècles passés écrivirent et remplirent. La Science ne doit pas se limiter aux dogmes déjà prouvés, certifiés, et transférés aux générations successives. La Science veut dire également progrès et innovation…