Tous les journaux en ont parlé: le père de la fusion froide, Martin Fleishman, est décédé à l’âge de 85 ans le 3 août dernier, touché par le Parkinson. Mais pas tous ont parlé de l’avenir de sa découverte, en laissant croire que son expérience n’a jamais été répliquée, ni immédiatement après, ni  récemment, tel qu’il a été publié dans un article récent de La Repubblica, suite à l’annonce de la mort de Fleishmann. Les choses ne sont pas du tout comme cela !!
Le journal a déclaré: « Le site Pure Energy News a calculé 17 mille répliques échouées de l’expérience de Fleischmann et Pons dans le monde entier. Parmi les éléments de preuve également celle « célèbre de l’ingénieur bolognais Andrea Rossi, avec son E-cat ». Cet article est tout à fait semblable à celui écrit par l’Agenzia Giornalistica Italia (Agi), mais qui écrivait « le site Pure Energy News a calculé 17 mille répliques réussies de l’expérience de Fleischmann et Pons dans le monde entier. Parmi les éléments de preuve également celle « célèbre de l’ingénieur bolognais Andrea Rossi, avec son E-cat ».

Peu après cet article un citoyen italien, un quelconque citoyen dirons-nous, fou furieux s’est adressé à la Direction du journal La Repubblica soulignant la grave « erreur » (si erreur il y a) commise dans leur article concernant la fusion froide, « erreur » qui n’a toujours pas été corrigée. Et bien ce citoyen les a menacé de les dénoncer auprès de l’Ordre des Journalistes si cette erreur ne sera pas rectifiée dans les 10 jours qui suivront la communication adressée à La Repubblica. D’après nos sources cet avis aurait été envoyé le 25 août…

Effectivement, la source citée soutient la véracité de ces expériences et pour soutenir sa thèse elle reporte les sources scientifiques à ce sujet. Le site écrit textuellement: « quand on parle de fusion à froid, la commun dénominateur est que personne n’a été en mesure de reproduire le travail de Fleishman et Pons ». C’est une déclaration purement politique qui n’a aucun fondement en réalité. La vérité est qu’il y a eu des milliers de répliques de ce phénomène de fusion à froid, environ 17.000.
Il est vrai que certains groupes de recherche de l’époque (la publication originale remonte à 1990) ne réussirent pas à obtenir l’énergie excédentaire que Fleishman, et son collègue Stanley Pons, avait mesuré, et il est également vrai que, pour cela ses recherches furent considérées comme démodées, voire des magouilles. Ce qui n’est pas vrai, c’est que la fusion à froid n’a jamais été reproduite. Surtout dernièrement, plusieurs groupes de recherche ont obtenu des succès à cet égard, et même certaines sociétés privées ont décidé d’investir dans ces projets.
Sûrement il y a encore une grande méfiance à l’égard de la fusion froide de la part de la communauté scientifique, mais pas tous excluent à priori que cette  technologie puisse être réelle et révolutionnaire, au-delà d’un scepticisme prudent qui caractérise généralement l’attitude des chercheurs. En fait, beaucoup d’expériences de fusion froide ont été couronnées de succès, bien que probablement pas identique au protocole de Fleishmann.

La fusion froide est maintenant une réalité, qui a des difficultés à être acceptée, il est vrai, mais elle ne se trouve pas en marge de la science. Heureusement, faudrait-il ajouter. Elle a débarqué dans la vie politique et certains sont prêts à parier leur argent qu’elle fonctionnera. Personne ne sait encore si nous pourrons vraiment nous débarrasser de la dépendance du pétrole dans un avenir proche, mais ce n’est pas intellectuellement correct de dire que cette technologie est une chimère abandonnée. Dire qu’à l’époque de Fleishmann, plusieurs groupes de recherche ont tenté de reproduire son expérience sans succès est correct, mais si l’on mentionne les tentatives actuelles alors ce discours prend un caractère général. Et c’est, scientifiquement et moralement, totalement faux. La fusion froide génère la confusion et la peur, cela est clair. Si quelqu’un la réalisait en-dehors des laboratoires et la faisait devenir une technologie à l’échelle industrielle, comme est en train de tenter de le faire Andrea Rossi avec son E-cat (celui d’1 Mw qui est notamment déjà en production), ce serait la Révolution, oui, celle avec un R majuscule, celle qui changerait réellement le monde. Mais sommes-nous sûrs que ce monde ait envie d’être changé ?…

Ci-après intervention de Stefano Concezzi, Directeur département Sciences et big physics à la National Instruments, croit en la vcalidité des résultats de la fusion froide:

httpv://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=a5LzW9a2_cQ#!