Depuis la conférence de Pordenone du 12 octobre dernier, le net regorge de rapports enthousiastes au sujet de l’E-cat. Andrea Rossi et ses collaborateurs ont, en effet, mené un spectacle riche en détails et enrévélations au sujet des réacteurs à fusion froide qui seraenit sur le point d’envahir le marché. Il convient de préciser tout de suite, à tous ceux qui nourrissent des espoirs à cet égard, qu’aucun élément de preuve de la façon dont l’invention fonctionne n’a été fournie. Mais il est à noter, aussi, que ce genre de manifestation n’était pas attendue: le public de cette initiative était composé de personnes déjà convaincues par les tests précédents de Rossi ou quoiqu’il en soit qu’avaient aucun doute quant à son honnêteté intellectuelle.

Mais quelles ont été les révélations extraordinaires de Rossi ? En bref, nous pouvons dire que l’ingénieur italien et ses collaborateurs ont:

Confirmé l’état fort avancé des travaux au sujet de l’E-cat industriel d’1 Mw thermique. Non seulement techniquement il est déjà en vente, mais les derniers problèmes qu’ils doivent résoudre seraient purement bureaucratiques. Rossi a ensuite précisé qu’ils travaillent continuellement sur le projet afin d’améliorer les caractéristiques techniques;

Confirmé également la performance et la constitution de cette même version de l’E-cat. Le Mw thermique est atteint grâce au travail de 100 modules (mini réacteurs) à fusion froide: 90 d’entre eux travaillent en parallèle et 10 jouent un rôle de « réserve ». Au cas où un module s’arrête, la présence de ces modules complémentaires permet d’assurer une production d’énergie stable. Le COP de l’appareil maintenant disponible est de 6 à peine. En fait, il est déjà possible d’obtenir de meilleurs résultats, mais pour des raisons de sécurité il est limité;

• A expliqué les détails techniques des offres actuelles. Le fait d’acheter aujourd’hui un réacteur E-cat, pourrait faire craindre que ce dernier ne devienne rapidement obsolète, avec un COP sensiblement plus faible par rapport aux modèles à venir. En fait, au moment où aura lieu la recharge cyclique ainsi que la maintenance de la part des techniciens de la Société Leonardo, ceux-ci assureront une mise à jour technologique constante. De cette façon, ceux qui achètent aujourd’hui un E-cat auront toujours la version la plus moderne et mise à jour de cet appareil;

• A confirmé que l’Hot-cat est presque prêt et que les tests ont réussi à stabiliser la température à 1000 degrés. En outre, Rossi et ses collaborateurs, outre à montrer un des « tuyaux magiques » – le cœur du réacteur – expliquant en détail les mesures et les poids des différentes versions, ont parlé un peu des théories physiques qui soutiendraient le fonctionnement de l’E-cat. Rossi a confirmé qu’il a une idée à ce sujet, qui ne peut être pour le moment révélée en détail. En outre, il a réaffirmé que, selon lui, la fusion froide entre le nickel et l’hydrogène est simplement un effet secondaire au sein d’un processus plus complexe. Durant la discussion plus technique, une considération pratique intéressante a cependant émergé. La période d’arrêt de 4 heures peut s’expliquer en raison de la présence d’ éléments légèrement radioactifs, causée par la même réaction déclenchée. L’attente correspond au temps de déchéance de ces éléments.

Enfin, un des protagonistes de la conférence a été l’ing. Fulvio Fabiani, qui aurait réalisé pour la société Leonardo le système électronique pour le contrôle et la sécurité de l’appareil et de ses différents modules. Le réseau de contrôle serait en même temps efficace et économique, permettant donc de ne pas étouffer le potentiel économique de cette invention. Fabiani a ensuite révélé qu’il ne croyait pas au départ à la fusion froide. C’est après avoir travaillé, bien que sceptique, à ce réseau, qu’il est ensuite arrivé à la conclusion qu’en quelque sorte, l’E-cat fonctionne effectivement…