Le stop arrive du Bureau des brevets pour l’E-Cat. Apparemment, l’ingénieur Andrea Rossi qui, avec le Prof. Focardi, a conçu le système qui exploite la fusion froide, est tellement réservé que le Bureau des brevets de Milan lui a nié le brevet international pour son invention, l’E-cat. Ce refus n’est pas dû au fait que l’appareil ne réponde pas aux exigences de sécurité ou de fonctionnalité, mais c’est en raison du fait que le Bureau des brevets n’a pas réussi à comprendre comment il fonctionne. En effet, comme il est indiqué dans le document « la demande ne répond pas aux exigences de l’article 83 de la Convention sur le brevet européen » écrivent les examinateurs « du fait que la description n’explique pas suffisamment l’invention »

La discrétion de l’Ing. Rossi est désormais devenue épique pour les spécialistes du secteur et les curieux et à ce jour elle a toujours été justifiée par l’ing. Rossi convaincu de ne pouvoir en dire plus jusqu’à ce que son invention ne soit brevetée. Mais jouer à faire les timides devant les membres du Bureau des brevets risque de déclencher une réaction en chaîne semblable à un cercle vicieux.

Toutefois, l‘E-cat peut se vanter d’un brevet américain, peut-être qu’aux Etats-Unis ils ne sont pas aussi pointilleux. Rossi a maintenant 4 mois pour représenter sa demande de brevet beaucoup plus détaillée et complète.

« Au cours des 20 dernières années le monde de la fusion froide a vécu essentiellement une crise de crédibilité due au fait que l’expérience de Fleischmann et Pons de 89 a été difficile à reproduire, bien que la NASA avait réussi quelques mois plus tard mais avait caché les résultats au public. Aujourd’hui, il est maintenant clair que les LENR- à savoir les réactions nucléaires à faible énergie encore plus que la fusion froide sont un domaine de recherche fort intéressant qui, probablement, amènera tôt ou tard un prix Nobel.  » Aldo Proia, Directeur administrateur délégué de Prometeon Srl, entreprise titulaire de l’E-cat pour l’Italie a dit  » Rossi a eu le mérite de démarrer le dédouanage de ce domaine, même auprès des médias, et ce n’est pas un hasard si certaines des grandes multinationales se sont déjà jetées dans ces recherches. Dans un monde globalisé il est difficile d’arrêter une technologie si simple, car si on rencontre des problèmes dans un pays le pays voisin vous accueille les bras ouverts, tous les pays n’ont pas notre bureaucratie. »