La « fusion froide » technologie pour la production d’énergie bon marché, a vécu un enthousiasme initial suite à l’annonce de Fleischmann et Pons en mars 1989. Maintenant elle a fini par tomber au milieu des thèmes ignorés par le monde académique et considérés par certains comme « science de frontière » et par d’autres même « science pathologique ».
Pourtant la fusion froide mériterait une grande attention. Produire de l’énergie à très faible coût peut changer l’histoire du monde. Par conséquent, certaines personnes se demandent si c’est réellement en raison du bouleversement et de la nouvelle stabilité qu’une telle découverte peut apporter que  la science de la fusion froide demeure encore cachée entre les documents des laboratoires. Question très controversée certes mais l’ignorer est cependant fort suspect.
Tout récemment a eu lieu dans une salle de la maison du pilote à Rome, la réunion « Cohérence 2012 », au cours de laquelle la science de frontière, la fusion froide, a repris sa place de protagoniste sur le devant de la scène. Mais ça a duré peu de temps. L’information, encouragée par l’indifférence du monde universitaire, a favorisé son retour au silence.
La Conférence de Rome a été suivie par le Gén. Mario Majorani, le Gén. Stefano Murace et l’ancien ministre Gianni Mattioli, président du Comité scientifique pour la décennie de l’éducation au développement durable de l’Unesco et curieusement quelques représentants du monde scientifique et académique. Parmi les interventions les plus importantes de la réunion « Cohérence 2012 » nous trouvons la présentation des expériences de réplication indépendante de Francesco Celani, chercheur de l’INFN de Frascati.
Lors de ce Congrès ont été également présentées les premières données obtenues par un groupe de chercheurs indépendants du « Martin Fleischmann Memorial Project », données qui, une fois de plus, sembleraient confirmer les résultats obtenus par Celani. En particulier, Ubaldo Mastromatteo de la ST-Microelectronics a confirmé les résultats expérimentaux utilisant un système très différent de l’original.
Dans les expériences de Celani un fil de Constantan, alliage de Nickel Cuivre, est utilisé, correctement traité, d’une longueur d’environ un mètre et pesant à peine 0,3 grammes. Ce fil, en présence d’une atmosphère d’hydrogène, et porté au-dessus de la température critique, produit une émission de chaleur anormale sur l’ordre de 20 Watts pendant plusieurs heures. Si l’on considère le poids ridicule du fil et la modeste quantité d’hydrogène utilisé, la production d’énergie est des centaines de fois supérieure à celle obtenue par toutes les sources chimiques connues.

En août, Celani a mis au point, avec l’aide des ingénieurs de la National Instruments, une démonstration (http://lenr-canr.org/wordpress/?p=1330) de son système au Congrès « NI Week » à Austin, au Texas. Cette démonstration a été reproduite avec succès lors du Congrès International, l’ICCF17, à Daejeon, en Corée (http://www.iccf17.org).
Dans un document présenté par la Commission pour la recherche de l’Union européenne, intitulée « Industrial Technologies Unit Forward Looking Workshop on Materials for Emerging Energy Technologies », dans lequel sont identifiées et évaluées des technologies pour l’énergie plus prometteurs, la fiabilité et l’importance des résultats expérimentaux de recherche sur les réactions nucléaires basse énergie ou LENR sont confirmées.

En Italie d’autres chercheurs ont obtenu des résultats d’une importance absolue, comme le groupe de travail du prof. Piantelli de l’Université de Sienne, qui a récemment confirmé l’intérêt dans ce domaine avec un nouveau brevet: «Method and apparatus for generating energy by nuclear reactions of hydrogen adsorbed by orbital capture on a nanocrystalline structure of a metal” n. WO2012147045A1.
Un autre groupe important de recherche italien est dirigé par l’Ing. Andrea Rossi et le prof. Sergio Focardi, de l’Université de Bologne. Si les résultats révolutionnaires soumis en octobre par l’Ing. Andrea Rossi au pôle technologique de Pordenone seront bientôt confirmés par un rapport indépendant, alors il ne serait pas facile d’évaluer les conséquences politiques et économiques d’une invention scientifique dont la valeur inestimable changerait complètement la structure sociale telle que la nous connaissons aujourd’hui.
L’hostilité et parfois l’indifférence qui règnent encore sont par conséquent tout à fait incompréhensibles…