Continuons à suivre les vicissitudes liées à l’E-Cat d’Andrea Rossi et à la fusion froide car comme face à toute nouveauté, l’opinion se divise: les partisans du scepticisme contre les partisans de l’enthousiasme. Cette dichotomie demeure également suite aux deux tests effectués récemment  sur l’appareil de 1 MW, en particulier lors du dernier test qui a eu lieu le 28 octobre dernier à Bologne.

Suite à ses nombreuses recherches, dès la fin des années ’80, l’Ing. Rossi a mis au point un prototype qui fonctionnait puis s’est remis entre les mains  de l’Ing. Focardi, concernant les bâches contre les radiations. Mais de nombreux points d’interrogation enveloppement encore l’E-Cat, son fonctionnement et la réaction qui produit de l’énergie.

En bref, l’Energy-Catalyzer est un appareil où la rencontre entre l’hydrogène et le nickel produit de la chaleur et du cuivre. Toutefois, le mécanisme qui explique ce qui se passe à l’intérieur de cette « boîte » mystérieuse (le catalyseur d’énergie justement) demeure encore top secret.  Ce qui est sûr c’est que l’Ing. Rossi préfère parler de “Réactions nucléaires à faible énergie” (LENR – Low Energy Nuclear Reactions) plutôt que de fusion froide.

Au stade actuel l’E-Cat est produit uniquement pour un usage industriel c’est-à-dire que la production se limite à des radiateurs de 1 MW. D’ailleurs l’identité du client qui s’intéresse uniquement à la production de la chaleur reste encore secrète. Serait-ce la NASA ??…. le mystère continue de planer.

Probablement d’ici 2 ans, la production s’étendra à des générateurs d’énergie électrique, ce qui permettra certainement d’avoir non plus une utilisation exclusivement industrielle mais également domestique (ce qui veut dire chauffage et chauffe-eau à moindre coût).

Le dernier test, celui du 28 octobre 2011, a été pour Andrea Rossi un succès bien que la puissance générée ait été inférieure par rapport aux attentes. Mais l’Ing. Rossi souligne que l’output a été limité à 450 kW afin de maintenir l’opération en « self sustained mode » c’est-à-dire produire de l’énergie en ne consommant aucune énergie. Les conditions dans lesquelles se trouve le réacteur sont fort critiques, c’est pourquoi il a besoin d’une énorme marge de sécurité.

Le « miracle » de l’E-Cat consiste dans le fait que l’énergie thermique est produite uniquement grâce à une quantité d’électricité suffisante pour engendrer une électrolyse (en relâchant l’hydrogène) et cela sans aucun risque pour la santé de l’homme. En somme, des conditions idéales pour une exploitation « commerciale ». Peut-être est-ce là la raison de tant de scepticisme, même si les explications concernant ce processus demeurent encore elles aussi mystérieuses tant que le brevet ne sera pas décerné…