Andrea Rossi a signé un accord avec la National Instruments pour la création de l’instrumentalisation destinée aux équipements de fusion froide E-Cat, dans le commerce pour la première fois à partir du 28 octobre 2011 suite au succès remporté à Bologne par le premier équipement d’1 MW. La NI fournit des solutions d’instrumentalisation pour les projets comprenant des accélérateurs de particules, des réacteurs à fusion et des télescopes.
L’équipement d’1 MW, de la dimension d’un petit container, est capable de produire autant d’énergie qu’une petite locomotive, il se compose d’environ 100 modules, chacun desquels contient trois réacteurs qui travaillent en parallèle en combinant l’hydrogène et le nickel.
Il n’y a aucun déchet nucléaire et aucun élément radioactif n’est nécessaire à la réaction. La radiation gamma produite durant le fonctionnement, traduite par une grande quantité de chaleur, est protégée par deux subtiles couches de plomb. Selon Rossi, la NI effectuera les contrôles pour surveiller et régulariser ce processus.
La National Instruments, dont le siège se trouve à Austin, au Texas, a été constituée en 1976, et conduit des opérations au niveau mondial dans 41 Pays, avec plus de 5.000 employés. En 2010, cette société a vendu des produits à plus de 30.000 entreprises dans 91 pays avec un chiffre d’affaires de 860 millions de dollars.
Selon la revue Fortune, la NI est, depuis 12 années d’affilée, parmi les 100 meilleures sociétés pour lesquelles il convient travailler (“100 Best Companies to Work For”). Leur site web compte actuellement 111 offres d’emploi.
Donc, il semblerait que l’E-Cat, ayant un coût fort réduit, soit sur le marché. Le premier équipement coûte 2.000 euros par kilowatt, soit 2 millions pour l’équipement d’1 MW. Mais une fois produits en masse, Rossi s’attend à ce que le coût des équipements baisse à 100 euros pour chaque kilowatt installé – un dixième du coût des équipements à charbon ou à gaz naturel, moins les coûts du carburant.
Bien évidemment cette nouvelle revêt encore un caractère confidentiel mais si cela devait s’avérait, le futur de l’humanité serait soudainement bouleversé. Aucune publicité n’est faite mais c’est sûrement un signal de la volonté de la NI que d’aider Rossi à développer la technologie et à augmenter sa stabilité opérationnelle, sa fiabilité, sa sécurité, en réduisant en même temps son créneau de prix.
Nous lisons également sur le blog d’Andrea Rossi que le premier client de l’équipement d’1MW est intéressé à l’E-Cat comme substitut du charbon dans la génération électrique. Ce qui n’ajoute rien de précis. Naturellement, ce client pourrait être une structure de recherche ou bien la NI en personne. Rossi affirme que tous les efforts sont fournis afin de rendre tout cela possible en moins de 2 ans. Ainsi l’E-cat pourra remplacer le charbon dans les centrales à charbon et réaliser d’un seul coup un boom économique dont tout le monde a désespérément besoin…