Le trio de l’Union européenne (UE), à savoir le Conseil, le Parlement européen et la Commission européenne, est parvenu jeudi, 1er décembre, à un accord sur une somme supplémentaire de 1,3 milliard d’euros pour les années 2012 et 2013, dans le cadre du soutien de la construction du réacteur expérimental thermonucléaire international (ITER). La fusion thermonucléaire est une source d’Énergie quasi inépuisable et peu polluante. En effet, la fusion assemble des atomes légers de deutérium et de tritium (des isotopes de l’hydrogène) pour produire de l’hélium, des particules (des neutrons) et de l’énergie. Cette réaction se produit sur le soleil à 15 millions de degrés. Mais attention, il faut dissocier fusion et fission: la fission sert pour les armes atomiques tandis que la fusion sert pour les armes thermonucléaires.

Le Commissaire européen au budget, Janusz Lewandowski a déclaré « Je pense que les besoins financiers supplémentaires de l’ITER sont couverts, l’UE ne peut perdre la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires internationaux engagés dans le projet ».

Le nouvel accord est à adopter formellement par le Conseil et le Parlement européen conformément à leur procédure interne. Il porte sur :

100 millions d’euros déjà inclus dans le budget 2012 de l’UE et destinés à l’ITER.

360 millions d’euros promis dans la procédure budgétaire 2013.

840 millions d’euros provenant des dépenses accrues dans la compétitivité pour la croissance et l’emploi en 2012 (650 millions d’euros) et en 2013 (190 millions d’euros). Cette hausse sera contrebalancée par la baisse des dépenses dans les ressources naturelles (450 millions d’euros en 2011) et l’administration (390 millions d’euros en 2011 et 2012).

L’ITER en cours de construction à Cadarache en France, a pour objectif de vérifier la « faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie« . 34 nations collaborent ensemble pour réaliser en novembre 2019 le « premier plasma » d’ITER, financé conjointement par sept partenaires, à savoir l’UE, les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Inde et la Russie.

L’ITER est l’aboutissement de plusieurs décennies de recherche sur la fusion. Plus de 200 tokamaks (chambre de confinement magnétique destinée à contrôler un plasma pour étudier la possibilité de la production d’énergie par fusion nucléaire) ont été construits dans le monde pour préparer ce programme expérimental: le plus petit n’était pas plus gros qu’un disque compact, le plus grand est aussi haut qu’un immeuble de cinq étages.

Les travaux de construction de l’ITER ont demarré en 2010 à Cadarache, dans le sud de la France. Son coût estimé de la phase de construction est de 12,8 milliards d’euros sur dix ans.

Pouquoi donc la fusion thermonucléaire obtient-elle les financements européens à des fins purement expérimentales (qui plus est des sommes considérables!!!) alors que la fusion froide provoque uniquement des doutes et passe en sourdine ?…