La fusion froide de Andréa Rossi face aux dogmes de la science, des conservatismes politiques et de l’obscurantisme des intérêts énergétiques en place, la stratégie du fait accompli de Rossi et de la preuve, est-elle suffisante pour imposer l’évidence technologique? Si l’on se réfère à l’histoire ancienne des sciences et récente de la fusion froide par Pons et Fleischmann, (1989), on s’aperçoit qu’il ne faut pas manquer de caractère pour tacler les certitudes et se défendre des violentes attaques de toute part. La fusion froide en a déjà sévèrement subie les conséquences en étant trainée dans la boue de l’imposture.

Il est vrai que « l’environnement » a changé, nous avons changé d’époque. Dans ces évènements il ne faut pas voir que la main noir du complot, il y a aussi des carrières entières consacrées à la fusion chaude et aux certitudes théoriques de l’énergie nucléaire, un enseignement, des recherches des applications brillantes, de l’argent. Il est humain d’être très déstabilisé par des expériences remettant en cause toute une vie de travail et la physique telle qu’elle a été établie par les PERES. Il peut être facile alors de nier, en collusion avec des intérêts parallèles, l’évidence de la mise en œuvre du procédé de la fusion froide. Monsieur Rossi et d’autres doivent se battre contre le dogme d’une majorité de scientifiques et de politiques, de médias et d’intérêts majeurs énergétiques qui seraient mis en concurrence déloyale si celle-ci « sortait enfin du bois ». Je pense que oui, ils sont sur la bonne voie, la bataille ne fait que commencer et la reconnaissance sur la place publique demandera du temps. Les charges les plus violentes sont à venir, il faut se tourner vers les forces de progrès et les personnalités crédibles de ce monde qui valideront cette technologie. Je suis maintenant convaincu de la validité du concept de fusion froide, et il ne fait aucun doute qu’une nouvelle partie est en cours, certainement bien plus violente que sous “Pons et Fleischmann”. Avec les avancés récentes de Andréa Rossi, il est limpide que cela sera difficile, la suspicion de l’imposture est vigoureuse…

Les intérêts divers et variés, la peur de perdre sa crédibilité et les lois de la physique devenues dogmatiques, sont un frein énorme. Mais les besoins sont tels qu’ils feront pencher la balance, je l’espère. Mr Andréa Rossi en grand stratège a bien compris que le meilleur angle d’attaque pour vulgariser son révolutionnaire concept de générateur d’énergie, dit de « fusion froide », n’avait pas grand chose à attendre des pouvoirs conservateurs européens souvent à la solde des lobbies, notamment nucléaire en France, mais aussi chez lui en Italie. Les énormes flux financiers investis par exemple dans le programme ITER sont la marque de la soumission des pouvoirs européens aux intérêts des producteurs d’énergies qui veulent garder le monopole énergétique qui les a rendus si puissants. Cela permet aussi de remplir les caisses des Etats quand celui-ci est actionnaire et d’une certaine manière soumettre les populations via ce monopole…

Pour cette grande collusion d’intérêts, voulue ou non, voire issue des dogmes d’experts, il faut garder une énergie qui coûte, donc qui justifie un monopole, ITER s’inscrit dans cette logique et étouffe toute concurrence possible. S’adresser à la Grèce via la société Defkalion prend à revers les pays riches détenteurs de ces monopoles et crée, que cela soit une volonté ou non de la part de Rossi, une concurrence positive que l’on pourrait appeler « démocratie énergétique ». Parallèlement toujours dans cette stratégie du fait accompli il essaime également avec son projet aux Etats-Unis, sur plusieurs niveaux. Il parie sur l’esprit d’entreprise des américains et sur un marché, traditionnellement toujours prêt aux innovations majeures, l’histoire en témoigne avec Edison ou Nicolas Tesla.

Un marché également moins soumis au nucléaire et avec une prise de conscience que leurs lobbies pétroliers sont en bout de course, la hausse sans fin des carburants et de l’énergie avec la crise mondiale, joue en faveur de Rossi. L’alternance politique en cours, en comparaison avec « la dynastie pétrolifère Bush », peut sans doute l’aider, de manière directe ou indirecte, en accélérant la reconnaissance de la fusion froide ou en ne la bloquant pas. Aujourd’hui Mr Andréa Rossi pour la première manche a fait échec et mat, il jouait avec les blancs, face aux certitudes aux intérêts financiers et aux dogmes scientifiques il avance. D’autres régions du monde vont-elles venir l’épauler et nous faire basculer définitivement dans une nouvelle ère énergétique, souhaitons que les besoins soient tels qu’ils feront pencher la balance en faveur du « graal énergétique ». Il s’ensuivra une période chaotique comme nous l’avons vécue lors des dernières révolutions industrielles, nous n’échapperons pas à de brutales ruptures technologiques et à l’abandon de « nouvelles technologies » rendues obsolètes par la fusion froide de Rossi, ITER est dans ce cas précis.