L’ENSCM (Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier) en partenariat avec CERNTEA (Centre Européen pour la Recherche et le développement des Nouvelles  Technologies Energétiques Alternatives, www.cerntea.eu, cerntea@gmail.com) ont organisé le 14 Avril 2010 à Montpellier une conférence exceptionnelle intitulée : « La Fusion Froide 21 ans après« .
L’Association CERNTEA a pour objectif la sensibilisation, la promotion et l’étude de nouvelles technologies énergétiques non-polluantes pour un développement durable.
Cette conférence exceptionnellevisait l’analyse des derniers travaux et annonces importantes faites sur la fusion à faible énergie (LENR). Parmi les participants, un conférencier de renom était M. Jean-Paul BIBERIAN, Ingénieur en physique nucléaire et électronique, docteur-ingénieur et docteur ès science, Maître de conférences, Faculté des sciences de Luminy de Marseille. (http://www.jeanpaulbiberian.net/).
Cette conférence tire son nom des expérimentations effectuées 21 ans auparavant, et plus précisément le 23 mars 1989, par Pons et Fleischmann. Ils annonçaient la découverte d’un nouveau phénomène: les réactions nucléaires à basse énergie. Pendant les 21 années qui se sont écoulées jusqu’au jour de cette conférence, des dizaines de chercheurs dans le monde ont reproduit ce phénomène. Des expériences similaires ou très différentes ont montré qu’un mécanisme inconnu jusque-là permettait de produire des réactions nucléaires dans des milieux condensés chargés en hydrogène ou deutérium. Cette conférence a analysé aussi bien les résultats les plus spectaculaires dans ce domaine dans le monde et en France que les différentes théories développées pour expliquer ces mécanismes. Afin d’obtenir davantage de renseignements, la personne à contacter était: Thibaut Jarrosson, thibaut.jarrosson@enscm.fr

2009. C’est l’année où ont eu lieu des faits marquants et des accélérations. La fusion froide renaît à cette année après qu’une équipe de l’US Space and Naval Warfare Systems Command (Spawar), ait présenté, au meeting de l’ACS (American Chemical Society) de San Diego, des clichés de ce qui avait été annoncé comme des traces laissées par des neutrons de 1 MeV produits par la fusion du deutérium. Après cela, la fusion froide a été reconnue par le gouvernement américain (Defense Intelligence Agency) et une aide aux investisseurs par le Ministère de l’énergie américain avait été allouée (Department of Energy).

La fusion froide était donc à l’époque déjà sur le chemin d’une acceptation par la communauté scientifique. Un appareil de mesure à bas coût avait été présenté pour démarrer des recherches sur la fusion froide. Des indications montraient que ce phénomène pouvait naturellement être produit par des batteries ! Pourquoi ces progrès, notamment ceux vers des batteries à fusion froide, se sont-ils arrêtés en cours de route ??  Pourquoi les chercheurs en sont-ils encore à présent, à devoir combattre sans répit contre le scepticisme et les réticences à l’égard de la fusion froide ??