[Le blogpost ci-après a été écrit par M. Manu-H²-O, que nous remercions vivement pour sa fidélité et ses commentaires finement articulés.]

Le KW/h est une unité qui correspond à une énergie électrique consommée par un récepteur électrique. L’énergie puissance utile ou puissance utile absorbée, d’une génératrice, d’un moteur ou d’un quelconque générateur et récepteur se donne en unité de Watt ou de kW. On va également parler de rendement, c’est le pourcentage du rapport entre l’énergie restituée et l’énergie absorbée (forces cinétiques déduites), celui-ci est généralement compris entre 80 et 94 % selon la technologie de conception, la tension d’alimentation ou la force d’entrainement pour les générateur (vent, eau, chaleur, courent)…
Il ne faut pas confondre le rendement des alternateurs et moteurs électriques d’avec celui des comburants qui est indexés conventionnellement sur le PCI (pouvoir calorifique inférieur). Cependant d’un point de vue commercial on inclut l’énergie latente PCF (pouvoir calorifique supérieur), ce qui donne des rendements de 105 à 110% (du PCI) pour les systèmes à condensation. Ce calcul est bien sûr erroné, quand on effectue le rapport en partant de la valeur PCS on se rend compte qu’une chaudière à condensation à un rendement de 94 à 99% du PCS contre 81 à 93% pour une chaudière sans récupérateur des chaleurs latentes. En règle générale le rapport PCS/PCI de performance des chaudières à condensats sera de plus 8 à 11% pour le CH4 et de plus 4 à 6% pour le fuel.

Monsieur Rossi nous avait annoncé l’année dernière une valeur de 50cc (1cv ou 736W) en puissance absorbé pour produire 10KW, cela nous donnait un COP de 14. En octobre dernier un autre article faisait annonce de 400W nécessaire ce qui relevait le COP à 25. Aujourd’hui, Fusion-froide nous annonce un COP de 40 et plus ; Tant mieux ! Comme on dit ; On n’arrête pas le progrès…
Bon ! Ce qu’il faut savoir, c’est que le COP est utilisé en thermodynamique sur le rapport de la puissance absorbée et la puissance utile restituée. Dans LENR on l’utilise pour donner un ordre d’idée, mais ce n’est pas très juste dans les réactions nucléaires dites en chaîne ou autosuffisante où l’on doit également inclure normalement les frais de productions, de retraitement, de pérennisation, et de recherche pour une diffusion “maitrisé”… Mais je pense que le COP est quand même le plus adapté pour donner un ordre d’idée de productivité de l’E-cat, surtout quand on sait que les meilleurs COP en thermodynamique sont de 7 pour des générateurs très couteux…

Le COP donné le plus fréquemment par les fabricants est généralement compris entre 3 et 5.5, il est calculé par les fabricants selon une température extérieure de 7°C et une consigne confort intérieure de 20°C, ce qui nous donne un Δ de 13°C d’élévation pour des modules de 10KW. L’expérience de la réalité d’utilisation d’une saison de chauffe, démontre pour la France, que ceux-ci ont pour les plus performant un COP annuel de 4 pour les régions tempérées et un COP annuel de 1,5 pour les villages et villes les plus froides de France. En effet pour les zones les plus froides de la France, la valeur de Δ qui figure au DTU et qui doit être retenu par les BE est de 35°C. A savoir, que des COP annuel inférieur à 1 ont déjà été observés dans les régions froides de France selon les DJU de certaines années.

Dans le cas de l’E-cat même si on parle d’un COP de 6 pour 1250€, ça reste plus qu’intéressant, faut-il encore testé si ce COP sera stable et de 6 ou (40 et + !!) annuellement… Toutefois, au vu de la taille prévu et de l’annonce qu’il sera autosuffisant, je pense que le COP de 25 pour 10KW en puissance utile propre et non nocive pour les êtres vivant, ne doit pas être très loin de la réalité. Ce qui sera probablement dès l’année prochaine 2013 la révélation énergétique planétaire, révolutionnant et dépassant sans commune mesure, la vapeur avec le charbon ou le moteur à explosion avec le fuel et ses dérivés…
Nous entrons dans ce que certains visionnaires appelaient et appellent la génération HYDROGENE, car il ne faudra pas perdre de vu que c’est l’atome clé de la réaction par catalyse de LENR et des technologies qui suivront.
Il faudra quand même garder un certain équilibre et vigilance, même si cela représente nos océans. Il faut en maitriser la régularité et un certain équilibre atomique qui reste à être définit par un comité scientifique qui devra être constitué par l’OCDE en commission du comité des pairs.

Bon ! J’espère que ça ne chauffe pas de trop ; A défaut, il reste l’infusion chaude, c’est une des solutions dans l’attente du jour de gloire de la fusion froide…