Dans à peu près un an, si les prévisions et les attentes seront satisfaites, le chauffage de nos maisons sera assuré par un dispositif révolutionnaire dont le coût sera d’environ 400 -500 dollars. Cela permettra à chaque individu d’avoir chez soi le chauffage avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/an. Bien que le prix de ce réacteur était, encore récemment, estimé à 4000 dollars, grâce aux efforts constants d’Andrea Rossi, au partenariat industriel avec National Instruments aux Etats-Unis, et à une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix !!!! Mais pas de panique… tout est calculé ! Cette tactique apparemment anti-commerciale lui permettra de couper l’herbe sous le pied non seulement aux producteurs des futurs clônes de l’E-cat qui ne tarderont pas à faire leur apparition sur le marché, une fois l’E-cat commercialisé au niveau mondial mais également, et surtout, à ceux qui sont déjà sur le point d’être lancés sur le marché. Andrea Rossi se dédie totalement à son projet enau point de travailler 14 à 16 heures par jour afin de réussir à produire 1 million d’unités domestiques par an à partir de début 2013.

De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.
Le nickel est abondant sur Terre et il n’est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Selon Andrea Rossi, un gramme de nickel permettra de produire 23.000 mégawatt heure.

L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse.

L’ing. Rossi a déjà amélioré le système de lancement de son E-cat et le préchauffage prévu, consommant 3000 watt pendant une heure, ne sera plus nécessaire. Une fois le réacteur lancé, la consommation électrique devient insignifiante, comme celle d’un ordinateur, tout en produisant une quantité extraordinaire d’énergie thermique, permettant de chauffer de l’eau de façon stable et contrôlée à 120°C. Le système peut être complètement arrêté en 30 à 60 minutes.

L’E-cat est en cours de certification aux Etats-Unis par l’UL (Underwriters Laboratories). Une usine entièrement robotisée serait en voie de construction, semble-t-il au Massachussetts, avec National Instruments comme partenaire industriel.
A terme, les prévisions parlent d’une ou deux années, l’E-cat pourra également produire de l’électricité, une fois surmontées les difficultés de maintien de la température à 400°C (plutôt que 120°C actuellement).

La distribution et la vente se fera par le biais de partenaires agréés, de même que par internet. Les précommandes, sans engagement financier, se comptent déjà par milliers (elles auraient déjà atteint le quota de 50.000 !!!). Cela probablement grâce à la formule, promise par Rossi, « satisfaits ou remboursés ».

En raison des risques que comporte ce type de projet industriel d’avant-garde, Andrea Rossi n’a pour le moment pas l’intention d’ouvrir le capital à des investisseurs particuliers et n’accepte le soutien que de milieux d’affaires et d’organisations souhaitant investir de faibles sommes d’argent.

En conclusion, reportons ici les réflexions de Brian Josephson, prix Nobel de physique 1973 : « A ce jour, rien ne permet de douter des affirmations de Rossi  » et « des réacteurs de type Rossi sont déjà en production » et selon Dennis M. Bushnell, Scientifique en chef de la NASA, « ils pourraient changer complètement la géo-économie, la géo-politique et résoudre [des problèmes] de climat et d’énergie. »

En cas de confirmation, il semble que nous soyons donc en présence d’un changement radical dans notre façon de concevoir les ressources énergétiques. Certainement comme cela l’a été à l’âge de la roue ou du feu…