L’E- cat continue à susciter la curiosité parmi les usagers du monde entier. Sur le Journal of Nuclear Physics, une récente question concerne la production du catalyseur qui, d’après les récentes affirmations de l’Ing. Andrea Rossi, sera robotisée. Mais, alors que sur le versant grec c’est la course contre le temps, Rossi annonce sur ce Journal que la Leonardo Corporation serait en train d’élargir le cercle de ses investisseurs.
En ce qui concerne les certifications, un usager, qui signe sous le nom de Piero, est perplexe en raison du “fait qu’une chaîne de montage robotisée a été mise en place alors que la certification de l’E-cat va encore au ralenti”. Effectivement, ce processus à deux vitesses nous laisse assez perplexe. Mais selon lui, l’Ing. Rossi devrait prendre au sérieux cette question,  à savoir penser à la réalisation des lignes de production avant même de n’avoir complété la certification du catalyseur. Mais pourquoi donc Andrea Rossi aurait-il mis pratiquement la charrue avant les bœufs ??

Probablement l’agence chargée des certifications a demandé à l’Ing Rossi d’apporter certaine modification au projet de son réacteur à faible énergie ce qui aurait donc entraîné une augmentation considérable des investissements tant au niveau économique qu’au niveau temporel. Ou alors, ne s’agit-il là que d’un risque calculé de la part de Rossi qu’il a décidé d’exploiter? Mais en effet, pourquoi penser à mettre au point les unités de production alors que l’E-cat est encore passible de modifications ?? tous ces changements en cours de route ainsi que ces pertes de temps et d’argent ne risqueraient-ils pas de peser ultérieurement sur le coût final de l’E-cat ??

C’est cette même question que pose Piero sur le Journal et Rossi y répond agréablement: “Bonne question: oui, je suis en train de courir le risque mais il est également vrai qu’une ligne robotisée est tout à fait reprogrammable: nous nous attendons à certaines modifications mais, comme vous le dites à juste titre, si nous attendons la fin du processus de certification pour entamer la préparation de l’usine nous risquons d’avoir un grand retard. Comme vous le dites justement, j’accepte les risques mais ils demeurent néanmoins calculés: un retard coûte plus qu’une modification”.

Les craintes de Rossi, liées au temps perdu concernent peut-être ses concurrents, à la tête desquels se trouvent les Grecs de la Defkalion. Jusqu’à ce que la production de masse de ses produits ne sera pas lancée ni leur réelle commercialisation, comme le souligne le site E-Catworld, la menace principale est représentée en effet par les concurrents potentiels c’est pourquoi il est important pour l’E-cat ne ne pas accumuler de retards.
Les dernières rumeurs qui courent au sujet de la Defkalion semblent présager qu’en Grèce les choses vont plutôt bon train. Sterling Allan, envoyé du PESN, de retour de son voyage en Afrique du Sud, se serait en effet rendu dans les laboratoires grecs où l’on travaille à la fusion froide. Il dit avoir vu de bonnes choses: “ils m’ont fait voir le set-up expérimental en exécution, pendant sa production de chaleur. Il comprend une chambre de contrôle et une chambre de réaction. Une fois que ces deux chambres fonctionnent simultanément une avec la réaction nucléaire à faible énergie et l’autre sans – la démonstration est faite que ce système produit de la chaleur à travers les LENR avec une quantité 20 fois supérieure par rapport à l’énergie introduite”.

Selon Allan, en outre “la Defkalion est en train de travailler très rapidement” et elle annoncera sous peu quels sont ses 18 premiers acheteurs qui seront autorisés à produire et à distribuer la technologie dans leur pays respectif, avec un contrat d’exclusivité pour les régions. Et chaque licence coûtera 40,5 millions d’euros !!

Au vu de ces prévisions et de ces déclarations attendons de voir ce que nous réserve Andrea Rossi…