Sur la route de la fusion froide les destins et les vicissitudes de l’E-cat de l’ing. italien Andrea Rossi et de l’Hypérion de la Defkalion grecque continue de se croiser. Ainsi, d’une part les Grecs ont accepté la proposition que leur a faite le leader des sceptiques australiens, Dick Smith, qui leur a offert 1 million de dollars pour faire d’éventuels tests indépendants sur leur réacteur à faible énergie.  Comme vous vous souviendrez, cette même proposition avait été faite également à Andrea Rossi, mais l’inventeur de l’E-cat avait refusé en poursuivant sa route en solitaire.

Mais revenons un peu en arrière. Les sceptiques sont certains que les résultats obtenus par le catalyseur durant certains tests effectués en 2011 auraient été faussés par une série d’erreurs dans le câblage. C’est la raison pour laquelle Smith a proposé de les répéter avec certains de ses collaborateurs.

Ainsi, alors que Rossi reste imperturbablement ferme sur sa position et n’a aucunement l’intention de révéler quoique ce soit quant aux mystères qui englobent son réacteur à faible énergie, les Grecs quant à eux, semblent être plus malléables et plus disponibles envers les tierces parties. C’est du moins ce qu’ils disent, car pour ce qui est des faits rien n’a encore été fait en ce sens. Cela fait déjà longtemps qu’ils disent être prêts à la vente et disponibles à faire faire les tests indépendants mais rien n’a encore été démontré.

Toutefois, selon la Defkalion, le 24 février prochain il y aura de nouveaux tests et Dick Smith pourra décider d’être l’un des premiers à jeter un coup d’œil dans leur réacteur en action et publier les résultats. Il semblerait également que Smith aurait l’intention de transmettre cet événement en direct télé: “Malheureusement dit-il, je suis convaincu que cette offre fera la même fin que celle faite à Rossi. Ils trouveront une excuse pour la repousser ou revenir sur leurs pas« .

Et Smith précise que son intention n’est pas seulement celle d’assister à un test qui démontre le processus nucléaire mais qu’il entend démontrer que l’Hypérion peut réussir à produire de l’énergie pendant au moins 6 heures afin de confirmer entièrement le bon fonctionnement du dispositif. Le leader des sceptiques a en outre déclaré avoir contacté personnellement l’administrateur délégué de la Defkalion afin d’étendre l’offre d’1 million de dollars mais il n’est pas convaincu de la proposition qui lui a été faite à savoir de la période de 96 heures durant lesquelles sera effectué le test.

Entre temps, alors que les Australiens et les Grecs tentent de se mettre d’accord, Rossi sur le Journal of Nuclear Physics continue à démentir toute implication de National Instruments: “nous avons travaillé fort bien avec la NI et nous avons beaucoup appris grâce à eux. Nous leur sommes fort reconnaissants pour tout ce qu’ils nous ont appris et pour avoir formé notre personnel”. Mais rien de plus.

Et il répète qu’une entreprise robotisée pour produire les E-cat est en cours de réalisation et que les prévisions parlent d’une livraison des dispositifs d’ici l’hiver prochain. Il conclut enfin en disant que cette semaine partira également l’utilisation d’un nouveau système de contrôle…