Comme tous les passionnés et les chercheurs en matière de fusion froide le savent fort bien, cette forme révolutionnaire d’énergie renouvelable et propre est encore, après pratiquement vingt-trois anns d’études et d’expérimentations à travers le monde entier, encore considérée comme approximative voire impossible à réaliser en toute sécurité sur la Terre. En réalité, la réaction nucléaire de la fusion froide est « tout simplement » le processus par lequel les étoiles brillent tout naturellement.

Cependant, comme dit le proverbe « l’espoir est le dernier à mourir ». Une toute nouvelle étude faite au Nouveau-Mexique concernant la production et l’application de l’énergie nucléaire à faible température redonne de l’espoir à tous ses promoteurs et défenseurs. C’est du moins ce que confirmeraient des simulations faites à l’ordinateur et qui démontrent donc que cette pratique est faisable en vue de la production énergétique.

D’après les affirmations des Sandia National Laboratories, ces chercheurs auraient atteint le “break-even point” à savoir le seuil de rentabilité, c’est-à-dire le moment où le système produit de façon autonome l’énergie qui lui sert pour fonctionner, en le rendant efficace.

Jusqu’à présent en effet le processus était limité par les très hautes températures et les pressions servant à lancer le processus de fusion nucléaire. La quantité d’énergie nécessaire était tellement élevée que l’on pensait que ce processus consommait en réalité plus d’énergie qu’il n’en produisait. Mais à présent cette simulation a prouvé que ça ne marche pas comme ça. En fait ce qui nous intéresse c’est qu’il s’agirait donc d’une nouvelle source d’énergie renouvelable. Comme combustible à la place du plutonium et autres matériaux dangereux et rares, on utiliserait le deutérium, isotope de l’hydrogène récupérable à partir de l’eau de mer.

Sans entrer dans le détail des difficultés techniques, il semblerait que le tournant serait donné par une nouvelle technique appelée Fusion Inertielle Magnétisée. A savoir un champ magnétique qui permet d’éviter que les protons puissent s’échapper et entraîner un désastre quelconque. Cette méthode va donc au-delà de la théorie tant controversée de la fusion froide qui pour certains, représentent le futur de l’énergie et pour d’autres une énorme arnaque. Elle produirait entre 60 et 70 millions d’ampères, c’est-à-dire 2-3 fois plus qu’il n’en faut pour égaler la quantité d’énergie nécessaire à la mise en marche de ce processus.

Cela veut dire qu’il est donc avantageux produire de l’énergie de cette façon et surtout que cette énergie est propre. Le premier test physique réalisé avec une vraie machine, et non plus par le biais de simulations, devrait avoir lieu en 2013…