L’E-cat, cette mystérieuse machine, a suscité la curiosité de millions de personnes à travers le monde mais les secrets qui continuent de planer encore au-dessus du catalyseur d’énergie pourraient bien se retourner contre lui. Le manque de clarté qui caractérise toutes les déclarations de Rossi ne font que porter atteinte à son invention et alimenter les doutes et les avis contraires des sceptiques et des détracteurs. En effet, l’ingénieur italien n’est jamais clair et précis lors des interviews quant au fonctionnement de son réacteur, si tant est qu’il en connaisse la raison. Mais il refuse également que quiconque fasse des tests, ce qui permettrait de mettre au point une théorie et expliquer finalement la façon dont a lieu la réaction nucléaire à l’intérieur du catalyseur.
Pour l’ingénieur italien le seul moyen pour analyser le cœur du réacteur est celui de l’acheter. Mais vu le coût, qui n’est pas exorbitant mais qui n’est pas non plus à la portée d’un seul individu, l’idée qui a circulé sur le net, notamment sur le site du Journal of Nuclear Physics et E-catworld.com est celle de l’acheter en groupe.

Cette proposition provocatrice a été avancée par le jounaliste Franck Acland qui proposa en fin d’année 2011 de former un groupe de personnes donnant 100 dollars chacun afin de s’attribuer l’E-cat d’1 Mw. Aux Etats-Unis ce système s’appelle « crowdfunding ».

Alcand aurait donc écrit à Rossi en demandant ce qu’il pensait « de la possibilité de créer un consortium pour collecter l’argent des personnes intéressées à l’achat d’un dispositif d’1 Mw afin d’effectuer des tests ». Rossi aurait répondu qu’un client qui achète un E-cat a le droit de faire tous les tests et les vérifications qu’il désire.

Mais réaliser cette hypothèse n’est pas chose simple. En effet, pour tester l’E-cat il faut des structures, des compétences et des fonds supérieurs aux 30 000 dollars initiaux, même si, ne l’oublions pas, de nombreuses personnes ont déclaré d’être disponibles à fournir du temps et de l’argent afin de vérifier le fonctionnement de l’E-cat.

Mais malgré tous ces non-dits, le dispositif de Rossi et Focardi a réussi à faire parler de lui à travers le monde. Rappelons que même la campagne électorale américaine a abordé le thème de la production d’énergie propre.
Le quotidien Ildemocratico.com qui soutient depuis longtemps « une expérimentation à grande échelle qui puisse conduire, en cas de réussite, à un remplacement progressif des formes actuelles de production d’énergie basées sur les énergie non renouvelables » . Et l’île de Capri serait un des premiers lieux où cela pourrait être réalisé. En effet, le besoin énergétique de cette île pourrait courir un grand risque en raison des mesures judiciaires qui pèsent sur sa centrale électrique, accusée d’endommager la santé de ses habitants et l’environnement.

Une alternative à cette centrale, selon le quotidien, serait celle du câble Tivat qui “se base sur la transformation du courant continu en courant alternatif, un processus qui produirait un champ électromagnétique capable de dévaster des territoires tout entier en raison de la pollution qu’il produit”.

Mais alors pourquoi ne pas prendre en considération l’E-cat? Ildemocratico.com a fait également  une évaluation de l’économie d’argent potentielle pour les habitants de cette île: Il est possible d’estimer que les résidents de Capri assisteraient à une diminution de leur redevance électrique d’environ 31 fois par rapport aux coûts actuels. En outre ‘commencer par Capri’ aurait une répercussion symbolique époustouflante”…