Des nouvelles fort intéressantes sont en train d’arriver au sujet de la fusion froide. Alors qu’Andrea Rossi et la Defkalion continuent leur course vers la production des premiers réacteurs LENR commerciaux, entourés, disons-le, d’un certain scepticisme, un nouvel acteur vient s’ajouter à ce groupe. Nous parlons de Francesco Piantelli de l’Université de Sienne même si ce n’est pas là réellement un nouveau venu dans ce domaine. Il est à vrai dire l’un des chercheurs italiens parmi les plus actifs dans le domaine des réactions LENR, surtout entre hydrogène et nickel, c’est-à-dire donc les mêmes que ceux que l’ing. italien Andrea Rossi a utilisé pour faire fonctionner son E-cat.
Déjà l’an passé, le prof. Piantelli et sa fille avaient déjà présenté une demande de brevet pour: « méthode et appareil pour engendrer de l’énergie par le biais de réactions nucléaires d’hydrogène absorbé par capture orbitale par une nanostructure cristalline d’un métal« .

Ces jours-ci, le chercheur italien est de nouveau sous les réflecteurs grâce à une conférence qui a eu lieu sur l’International Society for Condensed Matter Nuclear Science (ISCMNS). A cette occasion, Piantelli a montré les résultats de ses expérimentations, dont les diapositives peuvent être consultées sur le site: https://docs.google.com/file/d/0B6id5Hf-xMWOYXVjekJCN1ZkQk0/edit?pli=1

En bref, le chercheur siennois aurait réalisé un réacteur à fusion froide capable de produire 91 Watt en utilisant à peine 20 Watt pour soutenir cette réaction: donc une production nette de 71 Watt (que Piantelli imagine déjà pouvoir augmenter). En outre, il semblerait même qu’un réacteur capable de s’auto-alimenter énergétiquement parlant serait sur le point d’être réalisé.
L’objectif de Piantelli n’est pas différent de celui d’Andrea Rossi: même dans ce cas-ci, une société a été crée, la Nichenergy, qui devrait s’occuper de lancer dans le commerce, respectant les temps techniques, un réacteur à fusion froide destiné à l’usage domestique. Il est aisé de noter que les résultats attendus par le prof. Piantelli sont équivalents à ceux que Rossi déclarait déjà il y a un peu plus d’un an. Piantelli semble donc se trouver dans une situation de léger recul par rapport à ses concurrents. Sera-t-il à même de combler cette lacune et de récupérer le retard accumulé ?
Mais n’oublions pas non plus que les deux concurrents les plus acharnés et susceptibles de détrôner leurs adversaires, à savoir en tête de liste Andrea Rossi et la Defkalion, sont au stade actuel dans l’attente d’obtenir leur brevet. Qui sait si, dans ce cas, le chercheur siennois, ne serait-il pas en mesure d’obtenir avant les autres son brevet et donc de les devancer sur la dernière ligne droite. A la fin les temps de développement de la technologie appliquée deviendraient secondaires. En outre, nous pourrions interpréter le calme relatif avec lequel Piantelli est en train d’agir comme un manque de confiance en le fait que la Leonardo Corporation de Rossi et la Defkalion soient réellement très proches de la production d’un réacteur commercial. Seul le temps nous donnera des réponses à ces soupçons…

Photo: La machine utilisée par Piantelli pour la préparation et la structuration du nickel au niveau nanométrique.
(photo extraite du livre de Roy Virgilio « Fusione fredda », qui retrace dans le détail également les recherches de Piantelli)