Il y a de cela près de 4 ans, le 22 mai 2008, la fusion froide a fonctionné de façon correcte grâce à l’expérimentation effectuée par le prof. japonais Yoshiaki Arata. Né en 1924 il a dédié toute sa vie à la recherche scientifique. Cette expérimentation a eu lieu à l’Université d’Osaka au Japon ouverte à un public d’experts et à très peu de journalistes. Le prof. Arata et ses collaborateurs ont changé le mode de pensée de la communauté des physiciens nucléaires.
Pourquoi cette expérimentation a-t-elle eu un succès si retentissant ? Ce test a été réalisé en insérant dans un boîtier en acier rempli de déteurium gazeux certaines nano particules d’un alliage au palladium. Il convient rappeler que le deutérium est un isotope de l’hydrogène à savoir un élément qui dispose d’une conformation moléculaire fort semblable à l’hydrogène. Une nano particule de cet alliage pèse un milliardième de gramme. Donc ces particules sont super microscopiques. Une fois insérées les particules, le prof. Arata a observé les réactions thermiques. Il  a ensuite calculé que la chaleur produite était 100 fois plus élevée par rapport à celle produite s’il avait utilisé de l’hydrogène. L’énergie produite a actionné un petit moteur thermique qui a mis en marche un ventilateur, et ce uniquement pour la démonstration. Il avait également attaché à ce moteur thermique un petit alternateur qui a allumé des led. Le led est une lumière froide utilisée souvent dans les torches électriques portables. L‘allumage des led a rendu encore plus spectaculaire le succès de cette expérimentation. A la fin du test, le prof. Arata a réchauffé les nano particules de l’alliage pour analyser le gaz emprisonné en son sein. L’analyse de ce gaz a démontré  qu’il ne s’agissait plus de deutérium ni d’hydrogène mais d’hélium-4. L’hélium est un autre type de gaz totalement différent de l’hydrogène. Il est utilisé en général dans les montgolfières. Et l’hélium-4 a ensuite des caractéristiques fort spéciales. Cela était la preuve qu’un élément s’était transformé en un autre. Le deutérium s’était transformé, à froid, en un autre élément: l’hélium-4. Au terme de l’expérimentation, 7 grammes d’alliage au palladium ont produit 100 k-joules d’énergie. Cette réaction est cent fois plus intense que n’importe quelle autre réaction chimique connue. Elle n’est peut-être pas 200 fois plus forte que l’énergie initiale, comme dans le cas de Fleishman et Pons, mais c’est néanmoins un excellent résultat. Le public qui s’est réuni a décidé d’appeler l’ensemble de ces réactions physiques Arata phenomena. Comme le confirma Francesco Celani, chercheur  à l’Institut National de Physique Nucléaire (INFN), un grand pas a été accompli dans la recherche scientifique. Il dit aux journalistes “Une nouvelle possibilité s’ouvre en effet car ici aucun élément radioactif ne sont produit« . Pourtant déjà 4 ans sont passés depuis ce grand jour à Osaka. Pourquoi, au vu d’une telle réussite manifeste, prouvée publiquement, les recherches et les expérimentations n’ont-elles pas été développées davantage  en ce sens ? …