Suite à la conférence le 22 mars dernier au CERN de Genève qui a vu la partcipation des physiciens  Francesco Celani et Yogendra Srivastava, la communauté scientifique intéressée aux réactions LENR, qui semblait avoir sombré dans une sorte de torpeur décennale, s’est finalement réveillée. Pourtant ces deux professeurs n’ont apporté aucune nouveauté par rapport à ce que les chercheurs et les passionnés de cet argument savent déjà mais ils ont permis de raviver leur intérêt après tant d’années.
Ainsi, au sein de la communauté scientifique, les événements ont pris une tournure toute neuve et se sont multipliés.
Pour faire le point sur la situation événementielle, rappelons que peu de temps avant le colloque du CERN, au mois d’avril dernier s’est tenu à la Chartreuse de Pontignano (Sienne) un congrès auquel ont participé des chercheurs émérites du monde entier faisant le point sur les expérimentations les plus récentes et intéressantes ainsi que des grandes entreprises comme ENEL, Ansaldo Energia, STMicroelectronics, CEA (Commissariat à l’énergie atomique), SHELL, EXXON, Johnson Matthey, prouvant ainsi que les grands groupes industriels commencent à s’intéresser aux LENR. L’Université de Sienne, quant à elle, est celle qui, historiquement, a fourni le plus de contributions à ces disciplines.

Malheureusement, en Italie, la question parlementaire n’a obtenu aucune réponse et le long discours du ministre Passera concernant le plan de relance économique ne mentionne aucunement les LENR, bien qu’il en soit très certainement au courant. Passera a pourtant abordé longuement le thème de l’énergie évitant soigneusement de mentionner les sources nucléaires, également les plus innovantes. Mais bientôt deux conférences auront lieu: une le 15 mai à Pise à l’INFN et le 4 mai au Polytechnique de Turin avec la participation du prof. Francesco Piantelli de l’Université de Pise et de Peter Hagelstein du MIT. Malgré le succès remporté à Genève par les prof. Celani et Srivastava, la conférence qui aurait dû se tenir à La Sapienza de Rome a été annulée déclenchant la colère de tous ceux qui ont hâte de concrétiser réellement les résultats obtenus jusqu’ici par les chercheurs et les appliquer dans notre quotidien au niveau pratique. C’est pourquoi une pétition a tout de suite été préparée et adressée au Recteur de la prestigieuse université romaine.

Concernant l’ing. Andrea Rossi et la société grecque, la DGT, les informations arrivent uniquement par le biais du réseau internet. En ce moment le silence qui dure déjà depuis pas mal de temps quant à la possible commercialisation de l’E-cat et de l’Hypérion laisse entrevoir un manque de préparation de leurs produits. Seules des rumeurs circulent concernant l’implication gouvernementale dans l’opération Defkalion même si aucune source officielle ne l’a confirmé.

Pour cet été sont prévues la conférence traditionnelle ICCF 17 à Daejeon en Corée du Sud du 12 au 17 août; la Russian Conference on Cold Nuclear Transmutation du 3 au 10 septembre à Novorossiysk sur la Mer Noire; l’International Low Energy Nuclear Reactions Symposium, ILENRS-12 du 1er au 3 juillet à Williamsburg en Virginie (tout près du Langley Research Center de la NASA et à 150 miglia de Whashington).
Il est intéressant également de signaler la publication d’un petit livret de 50 pages que le physicien américain Edmund Storm a publié intitulé “A Student Guide to Cold Fusion” et qui peut être téléchargé à l’adresse suivante: http://lenr-canr.org/acrobat/StormsEastudentsg.pdf. Grâce à ce petit manuel Storm entend stimuler l’intérêt des étudiants en la matière mais il constitue également une bonne synthèse, fort claire, sur l’état de l’art de la fusion froide.

Aux États-Unis le Sénateur Bruce Tarr s’est rendu en visite aux laboratoires du MIT où Hagelstein et Schwarz ont installé un petit réacteur démonstratif.

En Inde enfin le journaliste B.S. Raghavan, à travers un journal indien populaire indien en langue anglaise, l’Hindu, invite le gouvernement et la communauté scientifique à prendre au sérieux la possibilité des LENR comme moteur pour le développement d’un pays où le déficit énergétique est énorme.

L’apparition sur la scène de la fusion froide d’une société américaine, la Brillouin Energy, confirme une fois de plus l’intérêt suscité par cette nouvelle source énergétique…