Fusion Froide

énergie avec la Fusion Froide !

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En Italie on discute encore de savoir si les LENR, la fusion froide, les phénomènes piézonucléaires existent réellement ou sont uniquement des chimères. Et ce dans la meilleure des hypothèses. Car n’oublions pas que de l’autre côté, pire que les sceptiques, il y a le groupe de ceux, en majorité représenté par les scientifiques traditionnalistes qui ne perdent pas une occasion pour jeter le discrédit sur ce genre de recherches qui sont révolutionnaires, certes, mais qui ne relèvent certainement pas de la magie noire. Et de là à accuser leurs auteurs d’être des charlatans, des arnaqueurs seulement parce qu’ils refusent d’admettre la réussite de leurs concurrents et se refusent de reconnaitre le mérite et le talent de ces scientifiques contre-courant et, pour certains, par peur de perdre leur pouvoir absolu sur le secteur de l’énergie traditionnelle, il en passe. Donc pendant que les différents groupes continuent de se disputer sur des futilités, au lieu de s’unir au nom de la bonne cause du bien-être de la population mondiale toute entière, aux USA, la ville d’Austin dans le Texas, sous l’égide de la National Instruments, le producteur mondial le plus important d’instruments scientifiques de mesure, se trouvera au cœur, dans quelques jours (du 6 au 9 août), d’un débat sur la réalité de ces phénomènes et de la commercialisation des premières machines capables de les exploiter en obtenant de l’énergie propre. Une différence de perspectives abyssale, admettons-le !

Athanor, le projet qui a permis de créer le prototype du réacteur à fusion froide mis au point, il y a de cela à peine quelques mois, par un groupe d’étudiants et d’enseignants de l’IIS Pirelli de Rome (Institut Supérieur), sous la direction du professeur Ugo Abundo, a donné naissance à sa première évolution, baptisée pour l’occasion Hydrotron.  Dimanche 29 juillet 2012 le professeur Ugo Abundo a publié sur youtube la vidéo concernant le premier test effectué sur l’Hydrotron, ayant bien entendu les mêmes caractéristiques de son prédécesseur, le réacteur Athanor.

Ces derniers jours ont été très chauds concernant l’E-cat. Andrea Rossi est en ce moment un puits de déclarations, de promesses et de révélations – évidemment sans l’ombre d’une preuve, notent les plus critiques – au sujet de sa créature, le tant attendu réacteur nucléaire à fusion froide qui devrait révolutionner globalement notre façon d’accéder à l’énergie.
Après la nouvelle que la version d’1 Mw pourra être commandée en Italie à partir de l’automne prochain directement en s’adressant à la société italienne Prometeon, les nouvelles rumeurs recueillies sur le web révèlent que:
•    Andrea Rossi serait sur la bonne voie aux USA avec les tests de certification des unités. Si tout va comme prévu, d’ici l’an prochain, la version domestique du réacteur devrait être lancée;
•    Rossi a confirmé que la version domestique sera un petit chauffe-eau, facile à monter, pas très encombrant et évidemment énergétiquement avantageux;
•    La version plus grande du réacteur aurait atteint en laboratoire la température de 1000 degrés Celcius. Cela permettrait un usage industriel beaucoup plus ample ainsi que la possibilité de produire de l’énergie électrique à partir de générateurs normaux;
•    Rossi aurait conçu un système pour la production d’énergie électrique à partir de l’E-cat qui ne passe pas par les turbines. Il est cependant difficile d’imaginer comment cela serait possible.
Si cette dernière nouvelle sera confirmée, ce serait vraiment une grande nouveauté. Si ce procédé augmentera l’efficacité de la production d’électricité du système, ce serait vraiment une trouvaille très importante. Mais pour le moment nous ne disposons d’aucune autre information à ce sujet.
Enfin, juste pour satisfaire nos lecteurs les plus sceptiques et résumer l’état de l’art pour ceux qui n’ont pas suivi entièrement cette affaire, nous pouvons également faire une brève liste de ce que Rossi n’a pas fait ou dit (et qu’il aurait probablement dû faire ou dire):
•    Aucun des tests publics effectués par le passé par Andrea Rossi sur son E-cat n’a été totalement probant. A cause de la peur de révéler trop de secrets industriels (selon ses déclarations), les observateurs ont toujours eu une possibilité d’enquête limitée;
•    Il y a eu des clients, il semblerait des militaires, pour les premières versions du réacteur d’1 Mw. Cependant le nom de ces acheteurs est toujours resté étrangement et sans aucune explication secret. Quelques mois après la commercialisation du produit ce secret semble en effet vraiment inutile;
•    Ni Andrea Rossi ni ses collaborateurs académiques n’ont tenté une ébauche d’explication théorique au sujet de ce qui se passe concrètement à l’intérieur de l’E-cat.
Pour le moment aucun de ces nœuds ne semble être sur le point de recevoir une explication. Rossi a toujours déclaré que ce sera son produit commercial qui démontrera de façon auto-évidente que l’E-cat n’est pas une arnaque. Il ne nous reste qu’à attendre…

Un communiqué de presse informe officilellement qu’à Bologne est née la Prometeon srl, société licenciée pour l’Italie des E-cat de la Leonardo Corporation, appareils pour la production d’énergie à très bon marché. Cette activité débutera avec la vente de réacteurs thermiques de taille industrielle. L’accord a été signé par MM. Proia, Rossi, Pascucci.

Ça y est !!! finalement nous connaissons l’identité de la licenciée italienne de l’E-cat de Rossi destiné à un usage industriel. Espérons que leur réussite permettra de produire rapidement ceux de petite taille, destinés à un usage domestique.

« Les hommes ont les réflexes lents. En général il leur faut plusieurs générations pour comprendre » (Stanislaw Jerzy Lec). Cette citation peut parfaitement s’adapter à la situation qu’est en train de vivre, depuis plus de deux décennies, le processus de la fusion froide ou pour être plus correct, des réactions nucléaires à faible énergie. C’est justement sous l’acronyme de LENR que se cèlent des phénomènes physiques encore peu connus mais qui promettent d’être une nouvelle source d’énergie nucléaire virtuellement inexorable, à bon marché et propre. A la différence des réactions classiques qui ont lieu à des températures et à des pressions élevées comme le prévoient les théories classiques, les réactions LENR ont lieu dans le réticule cristallin dans des conditions quasiment ordinaires de pression et de température et, pratiquement, sans produire aucune radiation nocive ni aucun produit radioactif.
Pour des raisons complexes cet argument a cependant été discrédité (et il continue à l’être) parfois même de bonne foi. Mais le sérieux des recherches sur les réactions nucléaires à faible énergie (LENR) ne devrait plus être remis en cause au vu de l’énorme quantité de données expérimentales provenant de différents groupes en Italie et dans le monde.
En Italie, en particulier, de nombreux chercheurs montrent d’avoir obtenu des résultats expérimentaux intéressants et, dans certains cas, absolument révolutionnaires. Parmi ceux-ci rappelons: Sergio Focardi, professeur émérite de l’université de Bologne, Francesco Piantelli de l’Université de Sienne; Francesco Celani de l’INFN, Antonella De Ninno de l’ENEA, avec Emilio Del Giudice et le regretté prof. Giuliano Preparata de l’Université de Milan.
Dans les autres pays, la NASA, le MIT, les laboratoires SPAWAR de l’US Navy, l’Université de l’Illinois (USA), l’Université d’Osaka au Japon et l’Université Tsinghua de Pékin, accueillent des groupes de recherche qui considèrent la fusion froide un argument de grand intérêt, une opinion partagée également par le prix Nobel pour la physique Brian Josephson. Rappelons également qu’il existe des centaines de brevets et des milliers de publications scientifiques qui confirment l’existence de ces phénomènes. Comme le disait William James:  « Il y a trois périodes dans l’histoire de toute découverte. « Quand elle est annoncée pour la première fois, les gens pensent que ce n’est  pas vrai (et c’est ce qui est arrivé à la fusion froide jusqu’à hier). Puis, un peu plus tard, quand son exactitude leur parait si flagrante qu’ils ne peuvent plus la nier, ils estiment que ce n’est pas important. (et c’est ce qui se passe aujourd’hui). Après cela, si son importance devient assez manifeste, ils disent : en tous cas, ce n’est pas nouveau.«   (et c’est ce qui se passera demain) »…

Trois ans après  le dernier séminaire de Widom qui s’est tenu en 2009, à l’Université RomaTre, Allan Widom  fait son retour à Rome en plein coeur du cyclone déclenché par les détracteur de la recherche concernant la matière condensée plus ou moins identifiée avec la fusion froide, le piézonucléaire et les Lern.
Le nouveau terrain de recherche inauguré il y a plus de 20 ans par Fleischmann & Pons, a connu au cours des dernières années et est encore en train de connaître une période de grande floraison et une grande accélération grâce aux résultats japonais d’Arata, Iwamura etc., les résultats italiens du Groupe Focardi (ancien recteur de la faculté de Sciences de Bologne) et des groupes de Frascati de l’Enea de Francesco Scaramuzzi et de l’Infn de Francesco Celani, du Groupe d’Alberto Carpinteri du Polytechnique de Turin, avec le support théorique du groupe de Giuliano Preparata et Emilio del Giudice et au cours des dix dernières années, avec le travail théorique d’Allan Widom et Yogi Srivastava, Coordinateur de la Section Infn de Pérouse et ordinaire du Département de physique de l’Université de Pérouse mais aussi de la Neu de Boston où il travaille avec Widom. Le tout est suivi attentivement au niveau mondial par la grande industrie italienne (Pirelli, Ansaldo, Saras, Enel, Stm, etc.), japonaise (Toyota, Mitsubishi) et américaine (Industrie Militaire américaine avec les Navy Lab, Nasa etc.).
Néanmoins, malgré ces développements et ces travaux fort intéressants, un barrage perpétuel n’a de cesse d’entraver, à intervalles réguliers, toute tentative de poursuivre les recherches en matière de LENR. Des discussions fort animées ont fait sauté la table scientifique qui avait été mise en place tant sur internet que dans les salles de Coherence. Les protagonistes scientifiques et industriels furent liquidés. Des pressions furent faites contre Ubaldo Mastromatteo de la part de Stm (en raison de ses positions sur les Lern), contre le groupe Pirelli qui a ensuite démantelé les Pirelli Labs, contre le groupe de Francesco Celani et en dernier lieu il y eut la campagne contre le piézonucléaire et  le prof. Alberto Carpinteri du Polytechnique de Turin et Président de l’Inrm contre lequel se sont déchaînés les opposants dont le directeur du Département de Physique de Rome La Sapienza qui écrivit, le 8 juillet dernier, sur le Manifesto un article pour le moins embarrassant.
Mais heureusement la vie continue et ce mercredi 18 juillet à 17h00 une rencontre est organisée à Rome, à la Casa dell’Aviatore, anciennement ministère de la Guerre, dans la salle «Balbo» mise à disposition par l’Aéronautique Militaire.
Le temps est galant homme et, après le triomphe posthume de certains grands chercheurs, nous assistons finalement au triomphe – de leur vivant – de  Stanley Pons, Sergio Focardi et de tous ceux qui, de façon hardie, ont sacrifié leurs carrières à la bonne cause de la Science et, en l’occurrence, de la science nucléaire à faible énergie …

Le député Domenico Scilipoti est un grand défenseur de la fusion froide. Il l’a expressément déclaré durant le congrès qu’il a organisé dans la Sala della Mercede de Palazzo Marini, attaquant le quotidien ‘La Repubblica’, coupable, selon le député, de jeter le discrédit sur tous ceux qui, à différent titre, croient et s’investissent fortement dans cette nouvelle source énergétique possible.
Je ne veux rien ôter ni rien ajouter à mes collègues qui s’occupent et à ceux qui se sont occupés de cet argument – affirme en effet Scilipoti – mais si le député Chiesa a été présent ici depuis ce matin tout comme ma collègue Zamparutti, cela veut dire qu’en plus de donner leur disponibilité avec les mots il y mettent également le cœur et l’envie et la volonté de faire décoller ce projet”.
Pour défendre son action le député attaque tous ceux qui diffusent des voix contraires, dont le célèbre quotidien italien. Scilipoti cite tout particulièrement un article, publié le 5 juin dernier, dans lequel en réalité la journaliste attirait l’attention uniquement sur une seule des nombreuses expérimentations de fusion froide: la réaction piézonucléaire d’Alberto Carpinteri. A ce propos, il cite la rébellion de neuf chercheurs de l’Inrim, dont Carpinteri en personne est le Président, qui ont publié un démenti très dur accusant ouvertement le Président de ne pas avoir utilisé la méthode scientifique et d’avoir manipulé, de façon voilée, les données.
L’accord de la communauté scientifique n’est donc jamais arrivé et la politique à ce propos avait déjà exprimé son opinion déclarant que cet accord était fondamental pour procéder à l’allocation des financements publics. Une chimère pour beaucoup désormais, vues les diminutions continues qui affectent le domaine de la recherche. Et il est reconnu que lorsque les concurrents sont nombreux et les ressources en revanche sont faibles alors tous les coups sont permis, pourvu d’arriver le premier sur le podium.
Comme les différentes versions de la fusion froide, la réaction piézoélectrique en réalité n’a jamais rien allumé, pas même une petite ampoule”: celle-ci est probablement la phrase de ‘La Repubblicaincriminée par le député Scilipoti, selon lequel ce journal “a publié toute une page en disant que tout ce qui concerne la fusion froide était totalement inutile” et que “il y avait une pétition de différents scientifiques et de différents professeurs selon lesquels, ceux qui parlaient de fusion froide parlaient un langage différent, voire hérétique”.
Une transposition assez personnelle, celle qu’a effectuée le député Scilipoti, qui semble faire confiance également à la déclaration de Carpinteri sur la possibilité de prévoir les tremblements de terre…

En 1974 dans un village sur le Lac de Garde, deux chercheurs, le prof. Omero Speri et l’architecte Piero Zorzi, dans un laboratoire qui est resté tel quel après leur mort, ont mis au point un moteur à fusion froide dont ils déposèrent le brevet (http://www.scienzadiconfine.eu/frontiere%20scienza/tecnologie/brevetto%20omero%20speri.pdf). Selon Speri et Zorzi les fusions nucléaires pouvaient avoir lieu même en présence de fortes décharges électriques.
Ils avaient constaté que même à température ambiante, dans un litre d’eau, six atomes de deutérium se transforment chaque seconde en hélium, ce qui veut dire que des fusions ont lieu. Speri construisit un cylindre à explosion où deux électrodes déchargeaient 30.000 volts avec un courant de dix milliampères. Ces électrodes pouvaient être orientées et distanciées. En entourant le cylindre d’un gros fil de cuivre et en y introduisant du courant électrique il avait obtenu un champ magnétique assez fort. En introduisant dans le cylindre un mélange quelconque contenant des atomes d’hydrogène, y compris de l’eau, il avait obtenu une explosion qui faisait tourner une turbine.

Ce qui a été le plus surprenant dans le projet Athanor c’est probablement le lieu où il est né: un lycée romain, l’IIS Pirelli. Donc provoquer des réactions LENR est plus facile que ce que l’on croit ?                                                                                                                                           Pas du tout. D’abord nos résultats font l’objet d’une analyse attentive de la part de la communauté scientifique certifiée et de la part de chercheurs indépendants pour répliquer notre expérimentation et éventuellement confirmer nos rendements. Ensuite il ne faut pas oublier que l’école dispose de deux atouts fort puissants permettant d’affronter également des thématiques aussi difficiles que les LENR: la discrétion scientifique et l’absence de tout refus à priori, qui en revanche font défaut chez les grands scientifiques.

Trouver une alternative valable aux sources fossiles, moins dangereuse du nucléaire traditionnel représente l’un des grands objectifs technologiques de notre époque. En partant des sources renouvelables jusqu’au nucléaire de toute nouvelle génération nombreux sont les essais mis en place dernièrement pour envoyer à la retraite le pétrole et le charbon. Parmi les plus notoires citons les recherches sur les réactions nucléaires à faible énergie.
Depuis qu’Andrea Rossi et Sergio Focardi ont présenté leur E-cat, le nombre de réacteurs et de projets à l’étude a augmenté de façon exponentielle. Parmi les concurrents les plus importants de Rossi, citons le projet Athanor, développé comme projet scolaire dans un lycée romain.