Fusion Froide

énergie avec la Fusion Froide !

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Le monde de la fusion à froid, la technologie qui promet de révolutionner l’énergie, est toujours dans la tourmente et des nouvelles intéressantes arrivent de plusieurs fronts.

Dans l’attente de la publication des tests l’indépendants, Andrea Rossi, en répondant à certaines questions, a déclaré sur son blog que l’E-cat d’1 MW, qu’il a vendu à une organisation militaire secrète il y a quelques mois,  fonctionne correctement. Selon l’ingénieur italien, cet acheteur est souvent en contact avec la Société de Leonardo et il est très satisfait du fonctionnement du réacteur et il semblerait que la première recharge de nickel ait déjà eu lieu sans aucun problème. Ensuite l’inventeur de l’E-cat a également fourni des chiffres plus précis en spécifiant que le réacteur fonctionne environ 8 000 heures sur un total possible de 8 760 heures par an avec un COP (Coefficient de Performance) de 6 en moyenne.

La « fusion froide » technologie pour la production d’énergie bon marché, a vécu un enthousiasme initial suite à l’annonce de Fleischmann et Pons en mars 1989. Maintenant elle a fini par tomber au milieu des thèmes ignorés par le monde académique et considérés par certains comme « science de frontière » et par d’autres même « science pathologique ».
Pourtant la fusion froide mériterait une grande attention. Produire de l’énergie à très faible coût peut changer l’histoire du monde. Par conséquent, certaines personnes se demandent si c’est réellement en raison du bouleversement et de la nouvelle stabilité qu’une telle découverte peut apporter que  la science de la fusion froide demeure encore cachée entre les documents des laboratoires. Question très controversée certes mais l’ignorer est cependant fort suspect.
Tout récemment a eu lieu dans une salle de la maison du pilote à Rome, la réunion « Cohérence 2012 », au cours de laquelle la science de frontière, la fusion froide, a repris sa place de protagoniste sur le devant de la scène. Mais ça a duré peu de temps. L’information, encouragée par l’indifférence du monde universitaire, a favorisé son retour au silence.
La Conférence de Rome a été suivie par le Gén. Mario Majorani, le Gén. Stefano Murace et l’ancien ministre Gianni Mattioli, président du Comité scientifique pour la décennie de l’éducation au développement durable de l’Unesco et curieusement quelques représentants du monde scientifique et académique. Parmi les interventions les plus importantes de la réunion « Cohérence 2012 » nous trouvons la présentation des expériences de réplication indépendante de Francesco Celani, chercheur de l’INFN de Frascati.
Lors de ce Congrès ont été également présentées les premières données obtenues par un groupe de chercheurs indépendants du « Martin Fleischmann Memorial Project », données qui, une fois de plus, sembleraient confirmer les résultats obtenus par Celani. En particulier, Ubaldo Mastromatteo de la ST-Microelectronics a confirmé les résultats expérimentaux utilisant un système très différent de l’original.
Dans les expériences de Celani un fil de Constantan, alliage de Nickel Cuivre, est utilisé, correctement traité, d’une longueur d’environ un mètre et pesant à peine 0,3 grammes. Ce fil, en présence d’une atmosphère d’hydrogène, et porté au-dessus de la température critique, produit une émission de chaleur anormale sur l’ordre de 20 Watts pendant plusieurs heures. Si l’on considère le poids ridicule du fil et la modeste quantité d’hydrogène utilisé, la production d’énergie est des centaines de fois supérieure à celle obtenue par toutes les sources chimiques connues.

Le 4 décembre dernier, Ugo Abundo a présenté les développements de son réacteur à fusion froide, tout d’abord appelé Athanor, puis rebaptisé Hydrobétatron. Et à ses côtés, d’une part les étudiants, ses proches collaborateurs, de l’autre de nombreux scientifiques impliqués dans le domaine des Lenr, parmi lesquels Francesco Celani, qui ont montré les dernières mises à jour de ses recherches, dont nous avons discutés à plusieurs reprises.
« De nouvelles énergies dans l’Ecole » est le titre, qui n’a pas été choisi par hasard, du Congrès. En effet, l’expérimentation d’Abundo a lieu en collaboration avec les étudiants de l’Institut technique pour les Constructions, l’Environnement et le Territoire « Leopoldo Pirelli » de Rome. Et ce sont justement les étudiants qui ont résumé leurs recherches lors d’une présentation en montrant les étapes les plus importantes qui ont eu lieu depuis le 19 avril, date à laquelle les premiers résultats ont été présentés, à ce jour.
Et avec un regard vers l’avenir. Comme nous le savons, en effet, la prochaine étape consistera à élaborer une méthodologie pour le calcul de l’énergie à la sortie du réacteur de façon précise, de la rapporter à celle en entrée, déjà calculable, et donc de donner un rendement sur le plan énergétique. C’est-à-dire un COP, une valeur qui indique l’avantage de l’énergie fournie par la technique. Le calorimètre qui devrait fournir ces données est en cours de développement, a souligné Abundo, qui ne s’est pas limiter à exposer ses raisons, mais également celles de la critique, absente lors de ce congrès.
Des scientifiques et des étudiants donc: c’est ainsi qu’Abundo conçoit la recherche et c’est ainsi que le Congrès a été conçu. En effet, aux côtés de la présentation des jeunes, cette rencontre a accueilli les rapports d’illustres scientifiques dans le domaine des Lenr, en partant par Antonella De Ninno de l’Enea de Frascati, qui a souligné l’importance (et parfois le côté dangereux) des recherches militaires sur ce terrain, pour arriver à Yogendra Srivastava, physicien théorique à l’Université de Pérouse, qui a réitéré la nécessité de la coopération des quatre forces fondamentales de la nature pour la réalisation de la fusion.
Francesco Celani a en revanche présenté ses résultats, obtenus en août dont nous avions déjà parlé lors d’un précédent article à ce sujet. Mais il ne s’est pas arrêté à cela: en effet il a annoncé en avant-première certaines nouvelles confirmations de son travail, qui repose sur la réaction de l’hydrogène des fils de constantan nanostructuré. La première réplication indépendante de ces expériences aurait donc été obtenue, avec des résultats similaires, réalisée par une grosse industrie internationale qui pour le moment souhaite garder l’anonymat. Les chercheurs de cette entreprise auraient utilisé les mêmes fils que Celani, dans les conditions de base, mais dans un réacteur différent, ce qui confirmerait l’improbabilité de maladresses et d’erreurs grossières.

Nier l’évidence ne sert à rien ni même tenter de banaliser et de ridiculiser les résultats: le réacteur d’1 Mw à usage industriel est bel et bien en vente et les autres typologies d’appareils sont en cours de développement, notamment le plus attendu, celui destiné à un usage domestique.
La Conférence intitulée Energy Change with E-Cat Technology a eu lieu à l’auditorium du Technopark Zürich. Bien que passée sous silence par les médias les plus influents, certains internautes ont néanmoins fait circuler cette nouvelle.
Sergio Focardi qui a mis au point l’E-cat avec Andrea Rossi, continue de confirmer que l’E-cat fonctionne et ne cesse de s’étonner face aux récits démodés des sceptiques.
Un brillant résumé de ce qui s’est passé à Zürich a été publié par Dottor Tecnologia qui dans son rapport, a écrit entre autres:

La National Instruments, société américaine, la plus importante au monde pour la fourniture d’instruments pour les tests et les mesures dans le domaine de la technologie, a sponsorisé le 6 août dernier, à l’occasion de sa foire annuelle, NI Week, dans le Convention Center d’Austin (Texas), une démonstration d’un réacteur nickel-hydrogène (gaz), utilisant un fil de nickel, cuivre et manganèse et une structure particulière micronisée de l’interface.

Andrea Rossi a souvent répété qu’il songeait produire de l’énergie électrique avec son E-cat mais il entend vendre son appareil à des industries intermédiaires et cette stratégie, apparemment pas très rentable pour lui, apparaît comme l’énième contradiction. Entre-temps, l’ex collègue de Sergio Focardi, Francesco Piantelli, à présent devenu son rival, poursuit ses recherches et nombreux sont prêts à parier que son projet sera financé.
Sur le blog EnergeticAmbiente.it, il y a le témoignage du chercheur et vulgarisateur scientifique Roy Virgilio, qui soutient s’être rendu personnellement dans le labo de Piantelli. Il ne dit pas grand chose sur ce qu’il a vu déclarant de ne pouvoir parler mais il affirme avec certitude qu’une association mystérieuse est prête à financer son projet « l’argent sera utilisé directement pour financer le laboratoire pour le développement de ces générateurs (déjà en cours de réalisation) qui seront ensuite rémunérés avec les royalties dérivant de la vente des générateurs ou des licences accordées sur tout le territoire européen ».
Piantelli serait donc déjà prêt avec son projet ? Le chercheur de Sienne qui a déjà un brevet sur une méthodologie utile à la production d’énergie par le biais de la fusion froide, a développé une technologie qui semble exploiter un mécanisme analogue à celui annoncé par Rossi et Focardi: la fusion de nickel et hydrogène produisant la formation de cuivre.
Nous ne savons pas si Rossi est au courant des progrès de ses rivaux, de Piantelli à Carpinteri et son rapport sur le piézonucléaire en passant par ses anciens amis de la Defkalion.

Paolo Pasquinelli, de Livourne, artiste contemporain et biologiste, est de retour de l’Europe Day other borders, la fête dédiée à la recherche, à l’art et à l’innovation, qui a eu lieu au Vega, le parc scientifique et technologique de Venise Marghera, où il a été invité par l’European consciousness – Art-Science-Movement, association Caso, pour réaliser une exhibition dont la thématique  précommandée était intituléeEffet Fleischmann et Pons”, prenant le nom de Martin Fleischmann, électrochimiste tchécoslovaque, né en 1927, et de son élève, Stanley Pons, qui, à la fin des années quatre-vingt, présentèrent les premières études sur la fusion froide à l’université de l’Utah.

Nous publions ci-après un article que notre ami e=mc2 a rédigé afin d’exposer, de façon simple et claire, sa théorie quant au processus de la fusion froide.

Par cet article, je vais tenter de vous expliquer comment je perçois les processus de la fusion froide, c’est à dire la rencontre et fusion de deux atomes à quelques centaines de degrés comparée aux millions de degrés nécessaire pour la fusion chaude (étoiles, bombe H, ITER…) Sachez que contrairement à ce que certains pourraient vous faire croire, la fusion froide ne contredit en rien les lois de la science officielle. Et voici pourquoi.

L’ingénieur italien, Andrea Rossi, résident en Floride, en mettant au point son E-cat a détruit le mur du dogme scientifique qui refusait ou retenait impossible les réactions nucléaires à faible énergie (LENR). Lui, ainsi que de nombreux défenseurs de la fusion à froid, sont pleinement convaincus que la promesse d’une énergie propre, infinie et à des prix fort compétitifs est finalement sur le point d’être maintenue. Bien qu’ayant passé quelques mésaventures judiciaires en raison de son inexpérience, l’ing. Rossi a réussi à gagner la confiance de certains chercheurs et entrepreneurs et à sauver ainsi son image de marque regagnant la popularité perdue à l’époque des faits.
Certes encore aujourd’hui bon nombre de chercheurs, de journalistes et d’entrepreneurs lui ont déclaré une guerre médiatique à travers les blogs tentant de convaincre de leur côté que Rossi est un charlatan mais il est également vrai que son invention a suscité la curiosité de tous ceux qui croient en la possibilité de réaliser ce rêve, que représente la fusion froide. Aussi de nombreux chercheurs multiplient les essais pour copier le processus de réaction nucléaire qui a lieu au cœur de l’E-cat. Certains d’eux disent même y être parvenus.

Mardi 3 avril 2012, une centaine de citoyens a participé à une conférence sur la “Fusion nucléaire à froid” organisée à Bologne par l’association culturelle “Oltre il Reno. Le prof. Sergio Focardi était absent. Son intervention devait porter sur « la façon de produire de l’énergie en grande quantité et à bon marché ».