Fusion Froide

énergie avec la Fusion Froide !

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Le 14 décembre à Rome a eu lieu une conférence internationale sur la fusion froide (cf notre post publié le 20 décembre sur le blog fusion-froide.fr). Malheureusement le grand absent à cet important rendez-vous était précisément Andrea Rossi, célèbre père de l’E-cat.

Il y a déjà une dizaine d’années, le chercheur et expérimentateur français Jean-Louis Naudin faisait l’expérience positive de la « fusion froide » et la rendit populaire à tel point qu’elle fut répliquée à plusieurs reprises notamment par des chercheurs du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) à Paris et des étudiants de Louisiane.

Ce fut l’une des plus grandes polémiques scientifiques de la fin du 20ème siècle. La fusion froide – fusion de deux atomes à basse température – fit couler beaucoup d’encre depuis que « l’affaire Fleischmann et Pons » éclata en 1989. Ces deux scientifiques affirmèrent pouvoir transmuter de l’hydrogène en hélium avec des moyens très simples, à température ambiante. Avec, en prime, un dégagement de chaleur anormal susceptible d’en faire une source d’énergie quasi inépuisable. Bref, c’était le grand retour de l’alchimie !

 

 

 

 

 

 

 

 

Une expérience de fusion nucléaire à froid faisait sensation dans le monde il y a de cela presque 7 ans ! (http://pesn.com/2005/04/28/6900088_UCLA_Cold_Fusion/). Déjà le 26 avril 2005 cette nouvelle avait fait le tour du monde réjouissant les internautes intéressés aux recherches concernant la « fusion froide ». La revue Nature Observation of nuclear fusion driven by a pyroelectric crystal avait même publié le 28 avril 2005 un rapport sur le sujet et le site de l’UCLA http://rodan.physics.ucla.edu/pyrofusion/ était submergé par le nombre de ses visiteurs. Dans les journaux, en moins de 4 jours, plus de 30 publications avaient fait écho aux travaux relatifs à la fusion à température ambiante de B. Naranjo, J.K. Gimzewski et S. Putterman.

L’hydrogène est le combustible idéal pour les piles à combustibles. Dans un contexte international très concurrentiel, des équipes du monde entier tentent de mettre au point des catalyseurs à bas coûts, capables de couper les liaisons C-C des composés organiques issus de sources renouvelables, afin de produire de l’hydrogène à basse température. Dans ce contexte, des chercheurs de l’Unité de Catalyse et de Chimie du Solide (CNRS / Université Lille 1/ Ecole nationale supérieur de chimie de Lille / Ecole centrale de Lille / Université d’Artois) viennent de mettre au point un catalyseur et un procédé de production d’H2 à température ambiante, à partir d’éthanol issu de la biomasse. Ces résultats viennent de paraître dans la revue Angewandte Chemie International Edition comme « Very important paper  ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Continuons à suivre les vicissitudes liées à l’E-Cat d’Andrea Rossi et à la fusion froide car comme face à toute nouveauté, l’opinion se divise: les partisans du scepticisme contre les partisans de l’enthousiasme. Cette dichotomie demeure également suite aux deux tests effectués récemment  sur l’appareil de 1 MW, en particulier lors du dernier test qui a eu lieu le 28 octobre dernier à Bologne.

Suite à ses nombreuses recherches, dès la fin des années ’80, l’Ing. Rossi a mis au point un prototype qui fonctionnait puis s’est remis entre les mains  de l’Ing. Focardi, concernant les bâches contre les radiations. Mais de nombreux points d’interrogation enveloppement encore l’E-Cat, son fonctionnement et la réaction qui produit de l’énergie.

Un tas de questions avaient surgi après que les deux remarquables chercheurs Andrea Rossi et Sergio Focardi ont rapporté leur découverte sur la fusion froide qui s’avéra une réussite. Pendant ce temps, d’autres scientifiques ont tenté de confirmer les principes de base entraînant les réactions qui se produisent dans la fusion froide. Cependant, quelques-uns ont échoué à obtenir une fusion froide dès leurs premiers essais, tandis que d’autres ont bel et bien réussi.
Cela a créé plus de controverses et a suscité plus de curiosité sur le fonctionnement de la fusion froide avec de l’hydrogène et du nickel à des températures inférieures à 1000K, comme l’affirme Andrea Rossi et Sergio Focardi. Cela contredit les principes de la physique nucléaire, se qui a poussé beaucoup de scientifiques à contribuer sans cesse afin de comprendre ce processus. Voici un compte rendu de ce qui pourrait vraisemblablement expliquer comment la fusion froide pourrait marcher avec la fusion du nickel-hydrogène.