Fusion Froide

énergie avec la Fusion Froide !

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Le monde de la fusion à froid, la technologie qui promet de révolutionner l’énergie, est toujours dans la tourmente et des nouvelles intéressantes arrivent de plusieurs fronts.

Dans l’attente de la publication des tests l’indépendants, Andrea Rossi, en répondant à certaines questions, a déclaré sur son blog que l’E-cat d’1 MW, qu’il a vendu à une organisation militaire secrète il y a quelques mois,  fonctionne correctement. Selon l’ingénieur italien, cet acheteur est souvent en contact avec la Société de Leonardo et il est très satisfait du fonctionnement du réacteur et il semblerait que la première recharge de nickel ait déjà eu lieu sans aucun problème. Ensuite l’inventeur de l’E-cat a également fourni des chiffres plus précis en spécifiant que le réacteur fonctionne environ 8 000 heures sur un total possible de 8 760 heures par an avec un COP (Coefficient de Performance) de 6 en moyenne.

Cette année 2013 devrait être l’année des E-cat, c’est du moins ce que laissent entrevoir et espérer les dires et les pronostics de son inventeur, l’ingénieur italien Andrea Rossi et d’Aldo Proia, directeur et administrateur délégué de la société licenciée de l’E-cat pour l’italie, la Prometeon s.r.l. Tous deux en effet soutiennent l’installation imminente de la première centrale d’1 MW. Mais entre temps la société grecque, la Defkalion, a refait surface et un autre brevet américain, suite à celui accordé à Miley, a vu le jour, cette fois-ci accordé à l’inventeur Han S. Nee, occupe à présent le devant de la scène des Lenr.

D’autres concurrents de l’E-cat, en provenance de la Suède et des Usa, en particulier de la Nasa, qui a admis être déjà depuis longtemps intéressée à la question des Lenr, pointent le petit bout de leur nez. Une entreprise du pays nordique, la Climeon, a en effet fait valoir un brevet qui pourrait inquiéter l’ingénieur italien Andrea Rossi, tandis que, de son côté, l’Agence spatiale américaine propose comme chauffe-eau un réacteur nucléaire qui ne fonctionne ni par le biais de la fission ni par le biais de la fusion chaude.

Bien que l’année 2012 ne se termine pas exactement comme nous l’aurions souhaité, elle a certainement été une année importante pour Andrea Rossi, pour l’E-cat et pour la recherche sur la fusion froide en général.
En effet, bien qu’il n’y ait aucune grande nouvelle concrète sur le front des inventions en matière de fusion froide et des LENR, des pas importants ont par contre été accomplis en ce qui concerne la recherche et la visibilité dans ce secteur.
Si l’on pense qu’il n’y a que deux ans seulement, ces sujets n’étaient pratiquement pas abordés car ils ne jouissaient d’aucune crédibilité alors qu’à présent l’attention et l’intérêt des chercheurs, des personnes qui travaillent dans le domaine de l’énergie et de l’opinion publique se sont répandus comme une traînée de poudre. Tout ceci grâce également à la très grave crise énergétique qui touche tout individu dans le monde entier.
Pour s’en apercevoir il suffit de considérer la quantité d’événements, de revues et de services journalistes qui ont été produits au cours de cette dernière année. Sans oublier de mentionner les articles publiés sur les blogs spécifiquement dédiés à cet argument qui a pris le devant de la scène aux quatre coins du  monde.
Et nombreux sont ceux qui soutiennent que tout ce qui est en train de se passer a lieu grâce à la ténacité et au travail incessant effectué au cours de ces dernières années par l’ing. Andrea Rossi, parti, rappelons-le, en collaboration avec le prof. Sergio Focardi.
Quelle que soit la confiance que nous pouvons reposer en lui, il est indiscutable que Rossi ait ramené le feu des projecteurs sur cette question, et son invention a été en quelque sorte un tremplin pour d’autres recherches menées par des professionnels hautement accrédités comme le prof. Francesco Celani, ou d’autres antagonistes comme Defkalion avec son Hypérion.
Une importante réflexion a été également conduite par deux revues très accréditées qui s’occupent des Lenr. Le numéro de novembre de Popular science consacre une section entière à la fusion froide intitulée « Cold Fusion: A Special Investigation« , qui comprend un article écrit par Steve Featherstone intitulé « Andrea Rossi’s Black Box ».
Cet article est repris par une autre revue historique, Infinite Energy qui, avec un article de Christy L. Frazier, revient sur ce sujet. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Infinite Energy est un magazine très spécial, dont le fondateur n’est autre qu’Eugene Mallove, qui la créa en 1995.

De l’identification de la particule de Dieu au lancement de la vente de la machine pour la fusion froide. L’année 2012 a été une année importante pour la science. Que devons-nous nous attendre pour l’année 2013 ? Quels pas ont déjà été accomplis et quels pas accomplira la science en 2013 ?

Mauvaise nouvelle pour tous ceux qui ont commandé un E-cat thermique domestique, à savoir plus de 10 mille personnes qui devront encore attendre pas mal de temps avant de pouvoir installer le révolutionnaire chauffe-eau à fusion froide dans leur maison.
L’ingénieur Andrea Rossi, a en effet admis d’avoir de sérieux problèmes avec les autorités qui doivent délivrer les certifications pour la sécurité de ses appareils LENR.
C’est en répondant à un lecteur du Journal of Nuclear Physics, que l’ingénieur explique les principales raisons du retard dans le lancement sur le marché de son E-cat domestique:

La « fusion froide » technologie pour la production d’énergie bon marché, a vécu un enthousiasme initial suite à l’annonce de Fleischmann et Pons en mars 1989. Maintenant elle a fini par tomber au milieu des thèmes ignorés par le monde académique et considérés par certains comme « science de frontière » et par d’autres même « science pathologique ».
Pourtant la fusion froide mériterait une grande attention. Produire de l’énergie à très faible coût peut changer l’histoire du monde. Par conséquent, certaines personnes se demandent si c’est réellement en raison du bouleversement et de la nouvelle stabilité qu’une telle découverte peut apporter que  la science de la fusion froide demeure encore cachée entre les documents des laboratoires. Question très controversée certes mais l’ignorer est cependant fort suspect.
Tout récemment a eu lieu dans une salle de la maison du pilote à Rome, la réunion « Cohérence 2012 », au cours de laquelle la science de frontière, la fusion froide, a repris sa place de protagoniste sur le devant de la scène. Mais ça a duré peu de temps. L’information, encouragée par l’indifférence du monde universitaire, a favorisé son retour au silence.
La Conférence de Rome a été suivie par le Gén. Mario Majorani, le Gén. Stefano Murace et l’ancien ministre Gianni Mattioli, président du Comité scientifique pour la décennie de l’éducation au développement durable de l’Unesco et curieusement quelques représentants du monde scientifique et académique. Parmi les interventions les plus importantes de la réunion « Cohérence 2012 » nous trouvons la présentation des expériences de réplication indépendante de Francesco Celani, chercheur de l’INFN de Frascati.
Lors de ce Congrès ont été également présentées les premières données obtenues par un groupe de chercheurs indépendants du « Martin Fleischmann Memorial Project », données qui, une fois de plus, sembleraient confirmer les résultats obtenus par Celani. En particulier, Ubaldo Mastromatteo de la ST-Microelectronics a confirmé les résultats expérimentaux utilisant un système très différent de l’original.
Dans les expériences de Celani un fil de Constantan, alliage de Nickel Cuivre, est utilisé, correctement traité, d’une longueur d’environ un mètre et pesant à peine 0,3 grammes. Ce fil, en présence d’une atmosphère d’hydrogène, et porté au-dessus de la température critique, produit une émission de chaleur anormale sur l’ordre de 20 Watts pendant plusieurs heures. Si l’on considère le poids ridicule du fil et la modeste quantité d’hydrogène utilisé, la production d’énergie est des centaines de fois supérieure à celle obtenue par toutes les sources chimiques connues.

Un appel a été diffusé par le professeur Luciano Saporito: « Fusion froide » LENR: adopter dès que possible la nouvelle technologie d’énergie appelée « E-Cat/ Hot Cat » inventé par Ing. Andrea Rossi:, énergie économique, propre et inépuisable (pour contrer la pauvreté, pour le développement économique et la croissance harmonieuse de l’Italie et partout dans le monde et pour sauver la planète terre).
Le coût de la facture énergétique en Italie est devenu insoutenable au point de freiner le développement économique du pays. En 2011, plus de 61,9 milliards d’euros ont été dépensés, et en 2012, plus de 65 milliards ont été dépensés !
L’Italie est dépourvue de ressources énergétiques importantes (à l’exception de l’importante contribution des « énergies renouvelables ») c’est pourquoi elle est dépendante des pays étrangers pour son approvisionnement énergétique. Dans un contexte d’instabilité politique internationale, aussi bien dans le bassin méditerranéen que dans les pays d’Europe orientale et les pays baltes en particulier, cette situation l’expose à des incertitudes et à des risques potentiels du point de vue de son approvisionnement énergétique futur. N’étant pas autosuffisante du point de vue énergétique, l’Italie a vécu ces dernières années dans une situation plutôt précaire, à une époque très difficile du point de vue de l’énergie en général.
Un autre élément aggravant de la situation énergétique italienne est le fait que l’opinion publique voit de mauvais œil l’énergie nucléaire de fission, qui est sale.
Ainsi d’une part les coûts si élevés des combustibles fossiles, pétrole et gaz naturel et par conséquent aussi ceux de l’électricité, ont affecté très négativement l’économie italienne (et celle du monde entier).
Sans oublier l’appauvrissement graduel et continu des familles, en particulier en Italie, dû également à l’augmentation de la facture énergétique pour l’électricité et le gaz.
De l’autre côté les prévisions sont très pessimistes: nous nous approchons à grands pas à la condition de l’épuisement des combustibles fossiles (gaz naturel et pétrole), tandis que leur demande et leur consommation augmentent. Cela ne fait que provoquer des dommages à l’équilibre déjà fragile et précaire de la planète, en raison des émissions impressionnantes de CO2 dans l’atmosphère (due principalement à l’usage des combustibles fossiles), qui détermine en raison de l’effet de serre le réchauffement de notre planète dont les effets sont  les changements climatiques tels les inondations, la sécheresses, etc..
Cette situation qui est en train de conduire à une augmentation exponentielle du coût de l’énergie conventionnelle ne pourra plus bientôt être soutenue tant du point de vue social qu’économique. En outre, l’augmentation exponentielle de la pollution atmosphérique, dans un proche avenir,  ne sera plus soutenable et pourrait conduire à des changements climatiques drastiques, ayant des conséquences très graves dans la vie de populations toutes entières (sécheresse, inondations, migrations massives, etc..)…
L’E-cat, déjà évolué en Hot Cat, l’invention italienne de l’ing. Andrea Rossi, est essentiellement une forme de fusion froide, technologie basée sur des réactions nucléaires à faible énergie.
Dans le cas de l’E-cat (Hot cat) le phénomène énergétique est produit à partir réchauffement modeste du noyau de l’appareil. La chaleur provenant de l’extérieur n’est nécessaire qu’au stade initial, pour déclencher la réaction dans le système nickel, (en poudre) et hydrogène gazeux sous pression, (plus quelque chose qui est encore gardé secret en instance de brevet international), qui est contenue dans le noyau. Cette chaleur modeste est donnée par un élément de chauffage simple, qui donne une température dans le cœur du réacteur de l’E-cat (Hot cat) de l’ordre de quelques centaines de degrés Celsius seulement. Dans ce cas il n’y a absolument aucune radioactivité dangereuse et nuisible, comme celle qui se produit en revanche dans les noyaux des centrales atomiques à fission nucléaire. Il n’y a pas non plus la génération des neutrons rapides, qui seraient dangereux pour les tissus du corps humain et pour l’environnement, mais seulement des rayons Gamma à basse intensité, facilement bloqués à l’aide de plomb les rendant absolument inoffensifs.
C’est une technologie pour la production d’énergie qui pourrait certainement sauver l’Italie et le monde entier: c’est une énergie économique, presque inépuisable et même propre ! Cette technologie en outre rendrait l’Italie indépendante du point de vue énergétique. Un rêve devenu réalité !

Le 4 décembre dernier, Ugo Abundo a présenté les développements de son réacteur à fusion froide, tout d’abord appelé Athanor, puis rebaptisé Hydrobétatron. Et à ses côtés, d’une part les étudiants, ses proches collaborateurs, de l’autre de nombreux scientifiques impliqués dans le domaine des Lenr, parmi lesquels Francesco Celani, qui ont montré les dernières mises à jour de ses recherches, dont nous avons discutés à plusieurs reprises.
« De nouvelles énergies dans l’Ecole » est le titre, qui n’a pas été choisi par hasard, du Congrès. En effet, l’expérimentation d’Abundo a lieu en collaboration avec les étudiants de l’Institut technique pour les Constructions, l’Environnement et le Territoire « Leopoldo Pirelli » de Rome. Et ce sont justement les étudiants qui ont résumé leurs recherches lors d’une présentation en montrant les étapes les plus importantes qui ont eu lieu depuis le 19 avril, date à laquelle les premiers résultats ont été présentés, à ce jour.
Et avec un regard vers l’avenir. Comme nous le savons, en effet, la prochaine étape consistera à élaborer une méthodologie pour le calcul de l’énergie à la sortie du réacteur de façon précise, de la rapporter à celle en entrée, déjà calculable, et donc de donner un rendement sur le plan énergétique. C’est-à-dire un COP, une valeur qui indique l’avantage de l’énergie fournie par la technique. Le calorimètre qui devrait fournir ces données est en cours de développement, a souligné Abundo, qui ne s’est pas limiter à exposer ses raisons, mais également celles de la critique, absente lors de ce congrès.
Des scientifiques et des étudiants donc: c’est ainsi qu’Abundo conçoit la recherche et c’est ainsi que le Congrès a été conçu. En effet, aux côtés de la présentation des jeunes, cette rencontre a accueilli les rapports d’illustres scientifiques dans le domaine des Lenr, en partant par Antonella De Ninno de l’Enea de Frascati, qui a souligné l’importance (et parfois le côté dangereux) des recherches militaires sur ce terrain, pour arriver à Yogendra Srivastava, physicien théorique à l’Université de Pérouse, qui a réitéré la nécessité de la coopération des quatre forces fondamentales de la nature pour la réalisation de la fusion.
Francesco Celani a en revanche présenté ses résultats, obtenus en août dont nous avions déjà parlé lors d’un précédent article à ce sujet. Mais il ne s’est pas arrêté à cela: en effet il a annoncé en avant-première certaines nouvelles confirmations de son travail, qui repose sur la réaction de l’hydrogène des fils de constantan nanostructuré. La première réplication indépendante de ces expériences aurait donc été obtenue, avec des résultats similaires, réalisée par une grosse industrie internationale qui pour le moment souhaite garder l’anonymat. Les chercheurs de cette entreprise auraient utilisé les mêmes fils que Celani, dans les conditions de base, mais dans un réacteur différent, ce qui confirmerait l’improbabilité de maladresses et d’erreurs grossières.

Les nouvelles déclarations d’Aldo Proia – directeur et administrateur délégué de la Prometeon, qui est la titulaire pour l’Italie de la Leonardo Corporation – pourraient éteindre un peu les enthousiasmes des nombreux fans de l’E-cat et de l’ing. Andrea Rossi. Bien sûr, dans cette interview il confirme le fonctionnement des réacteurs à fusion froide et l’énorme quantité d’avancées technologiques qui conduiraient l’équipe de Rossi à être la grande protagoniste de la fusion froide. Il décrit également les lignes directrices pour l’approche commerciale. Et le mot d’ordre semble toujours le même: secret et confidentialité.
Proia a confirmé, en effet, d’avoir des demandes, mais il a également souligné que pour le moment seul un nombre réduit de clients sera choisi: ceux qui sembleront capables de garantir une certaine fiabilité à la Prometeon et à la Leonardo Corporation. Le nombre d’E-cat disponibles est pour le moment en effet très limité, étant donné que la production industrielle n’a pas encore commencé. Les entreprises qui s’accapareront ce genre de prototypes avancés (avec un COP déclaré de 6) recevront ensuite divers avantages, tels des mises à niveau continues et une voie rapide pour l’achat de nouveaux réacteurs à fusion froide lorsque la production automatisée commencera. De cette façon, même si les demandes devaient arriver à saturation, comme c’est leur plus grand désir, ces sociétés maintiendront avec la Leonardo et la Prometeon une relation privilégiée.
Par conséquent, pas toutes les entreprises qui ont déposé leur demande recevront un E-cat dans les mois à venir (d’après les prémices, nous estimons que seules les grosses entreprises seront sélectionnées). Et quand les installations seront visibles ? Probablement jamais. Oui, parce que Proia a souligné que la possibilité de voir fonctionner les installations dépendra beaucoup de la volonté du client d’ouvrir ses propres établissements et le PDG de la Prometeon s’est démontré très sceptique quant à cette possibilité. Dans la pratique, si nous comprenons bien, en 2013 Rossi et Proia vendront un certain nombre d’E-cat en Italie, mais nous ne saurons pas à qui ni où. En d’autres termes, nous ne serons pas en mesure d’être rassuré quant au fonctionnement correct et en toute sécurité de l’E-cat et une marge de scepticisme demeurera toujours vive en nous.
Une situation qui pourrait également finir par lasser même les différents supporteurs de l’E-cat qui, de cette façon, ne voient jamais arriver le bout du tunnel de leur attente… Espérons encore une fois en une belle surprise de la part de Rossi…