Fusion Froide

énergie avec la Fusion Froide !

« Les hommes ont les réflexes lents. En général il leur faut plusieurs générations pour comprendre » (Stanislaw Jerzy Lec). Cette citation peut parfaitement s’adapter à la situation qu’est en train de vivre, depuis plus de deux décennies, le processus de la fusion froide ou pour être plus correct, des réactions nucléaires à faible énergie. C’est justement sous l’acronyme de LENR que se cèlent des phénomènes physiques encore peu connus mais qui promettent d’être une nouvelle source d’énergie nucléaire virtuellement inexorable, à bon marché et propre. A la différence des réactions classiques qui ont lieu à des températures et à des pressions élevées comme le prévoient les théories classiques, les réactions LENR ont lieu dans le réticule cristallin dans des conditions quasiment ordinaires de pression et de température et, pratiquement, sans produire aucune radiation nocive ni aucun produit radioactif.
Pour des raisons complexes cet argument a cependant été discrédité (et il continue à l’être) parfois même de bonne foi. Mais le sérieux des recherches sur les réactions nucléaires à faible énergie (LENR) ne devrait plus être remis en cause au vu de l’énorme quantité de données expérimentales provenant de différents groupes en Italie et dans le monde.
En Italie, en particulier, de nombreux chercheurs montrent d’avoir obtenu des résultats expérimentaux intéressants et, dans certains cas, absolument révolutionnaires. Parmi ceux-ci rappelons: Sergio Focardi, professeur émérite de l’université de Bologne, Francesco Piantelli de l’Université de Sienne; Francesco Celani de l’INFN, Antonella De Ninno de l’ENEA, avec Emilio Del Giudice et le regretté prof. Giuliano Preparata de l’Université de Milan.
Dans les autres pays, la NASA, le MIT, les laboratoires SPAWAR de l’US Navy, l’Université de l’Illinois (USA), l’Université d’Osaka au Japon et l’Université Tsinghua de Pékin, accueillent des groupes de recherche qui considèrent la fusion froide un argument de grand intérêt, une opinion partagée également par le prix Nobel pour la physique Brian Josephson. Rappelons également qu’il existe des centaines de brevets et des milliers de publications scientifiques qui confirment l’existence de ces phénomènes. Comme le disait William James:  « Il y a trois périodes dans l’histoire de toute découverte. « Quand elle est annoncée pour la première fois, les gens pensent que ce n’est  pas vrai (et c’est ce qui est arrivé à la fusion froide jusqu’à hier). Puis, un peu plus tard, quand son exactitude leur parait si flagrante qu’ils ne peuvent plus la nier, ils estiment que ce n’est pas important. (et c’est ce qui se passe aujourd’hui). Après cela, si son importance devient assez manifeste, ils disent : en tous cas, ce n’est pas nouveau.«   (et c’est ce qui se passera demain) »…

Trois ans après  le dernier séminaire de Widom qui s’est tenu en 2009, à l’Université RomaTre, Allan Widom  fait son retour à Rome en plein coeur du cyclone déclenché par les détracteur de la recherche concernant la matière condensée plus ou moins identifiée avec la fusion froide, le piézonucléaire et les Lern.
Le nouveau terrain de recherche inauguré il y a plus de 20 ans par Fleischmann & Pons, a connu au cours des dernières années et est encore en train de connaître une période de grande floraison et une grande accélération grâce aux résultats japonais d’Arata, Iwamura etc., les résultats italiens du Groupe Focardi (ancien recteur de la faculté de Sciences de Bologne) et des groupes de Frascati de l’Enea de Francesco Scaramuzzi et de l’Infn de Francesco Celani, du Groupe d’Alberto Carpinteri du Polytechnique de Turin, avec le support théorique du groupe de Giuliano Preparata et Emilio del Giudice et au cours des dix dernières années, avec le travail théorique d’Allan Widom et Yogi Srivastava, Coordinateur de la Section Infn de Pérouse et ordinaire du Département de physique de l’Université de Pérouse mais aussi de la Neu de Boston où il travaille avec Widom. Le tout est suivi attentivement au niveau mondial par la grande industrie italienne (Pirelli, Ansaldo, Saras, Enel, Stm, etc.), japonaise (Toyota, Mitsubishi) et américaine (Industrie Militaire américaine avec les Navy Lab, Nasa etc.).
Néanmoins, malgré ces développements et ces travaux fort intéressants, un barrage perpétuel n’a de cesse d’entraver, à intervalles réguliers, toute tentative de poursuivre les recherches en matière de LENR. Des discussions fort animées ont fait sauté la table scientifique qui avait été mise en place tant sur internet que dans les salles de Coherence. Les protagonistes scientifiques et industriels furent liquidés. Des pressions furent faites contre Ubaldo Mastromatteo de la part de Stm (en raison de ses positions sur les Lern), contre le groupe Pirelli qui a ensuite démantelé les Pirelli Labs, contre le groupe de Francesco Celani et en dernier lieu il y eut la campagne contre le piézonucléaire et  le prof. Alberto Carpinteri du Polytechnique de Turin et Président de l’Inrm contre lequel se sont déchaînés les opposants dont le directeur du Département de Physique de Rome La Sapienza qui écrivit, le 8 juillet dernier, sur le Manifesto un article pour le moins embarrassant.
Mais heureusement la vie continue et ce mercredi 18 juillet à 17h00 une rencontre est organisée à Rome, à la Casa dell’Aviatore, anciennement ministère de la Guerre, dans la salle «Balbo» mise à disposition par l’Aéronautique Militaire.
Le temps est galant homme et, après le triomphe posthume de certains grands chercheurs, nous assistons finalement au triomphe – de leur vivant – de  Stanley Pons, Sergio Focardi et de tous ceux qui, de façon hardie, ont sacrifié leurs carrières à la bonne cause de la Science et, en l’occurrence, de la science nucléaire à faible énergie …

En attendant le rapport détaillé concernant le fonctionnement de la machine à fusion froide conçue par l’ingénieur Andrea Rossi, le catalyseur d’énergie « E-cat », l’ingénieur promet de montrer également de nouvelles photos. Il semblerait donc que des photos inédites seront bientôt dévoilées afin de fournir le témoignage des progrès effectués dans le développement de cette toute nouvelle technologie révolutionnaire.
C’est du moins ce que promet Andrea Rossi même s’il ne fournit aucune indication précise quant à la date de publication et aux contenus de ces mystérieuses photos. Ces déclarations proviennent du forum du Journal of Nuclear Physics où l’Ingénieur s’est laissé aller à ces révélations en répondant aux sollicitations d’un des lecteurs sur ce forum. Des indiscrétions en revanche affirment qu’il s’agirait de photos concernant les tests durant lesquels le plafond des 600° aurait été atteint de façon stable et sûre. Cette température élevée aurait été maintenue de façon stable assurant la production d’énergie électrique. En réalité un petit détail est également révélé dans ces quelques mots: «les photos seront publiées avec le rapport ».
Cela veut dire donc que le fascicule annoncé sur le catalyseur et contenant d’autres données importantes sera également bientôt remis à la communauté scientifique. Du reste l’ingénieur italien l’avait déjà expliqué il y a de cela quelques semaines. En ce moment toute notre énergie vise à fournir les preuves concernant le bon fonctionnement de la machine. « Nous continuerons les tests pendant au moins un mois encore, et ensuite nous publierons un rapport. En ce moment précis je suis en train de faire des tests, et ça marche, ça marche ».
Rappelons que la réalisation d’une machine à fusion froide est fort attrayante et qu’elle provoque bien évidemment l’intérêt et la soif de différents parties. Parmi les plus tenaces et redoutables se situe la société grecque Defkalion. Par rapport à l’ingénieur Rossi, les Grecs seraient déjà en train de produire leur propre machine, appelé Hypérion. La production aurait lieu dans des établissements situés dans la zone de Xanthi. Et qui plus est, il semblerait que le lancement sur le marché serait déjà prévu d’ici la fin de 2012.
Un autre concurrent valable est la National Instrument. Le Chef de la division qui s’occupe du marché de la Recherche et de la Big Physics, Stefano Concezzi, a annoncé publiquement leur intérêt pour la fusion froide. Cette déclaration a été faite à l’occasion du congrès qui a eu lieu à la Chambre des Députés à Rome le 2 juillet dernier…

Le député Domenico Scilipoti est un grand défenseur de la fusion froide. Il l’a expressément déclaré durant le congrès qu’il a organisé dans la Sala della Mercede de Palazzo Marini, attaquant le quotidien ‘La Repubblica’, coupable, selon le député, de jeter le discrédit sur tous ceux qui, à différent titre, croient et s’investissent fortement dans cette nouvelle source énergétique possible.
Je ne veux rien ôter ni rien ajouter à mes collègues qui s’occupent et à ceux qui se sont occupés de cet argument – affirme en effet Scilipoti – mais si le député Chiesa a été présent ici depuis ce matin tout comme ma collègue Zamparutti, cela veut dire qu’en plus de donner leur disponibilité avec les mots il y mettent également le cœur et l’envie et la volonté de faire décoller ce projet”.
Pour défendre son action le député attaque tous ceux qui diffusent des voix contraires, dont le célèbre quotidien italien. Scilipoti cite tout particulièrement un article, publié le 5 juin dernier, dans lequel en réalité la journaliste attirait l’attention uniquement sur une seule des nombreuses expérimentations de fusion froide: la réaction piézonucléaire d’Alberto Carpinteri. A ce propos, il cite la rébellion de neuf chercheurs de l’Inrim, dont Carpinteri en personne est le Président, qui ont publié un démenti très dur accusant ouvertement le Président de ne pas avoir utilisé la méthode scientifique et d’avoir manipulé, de façon voilée, les données.
L’accord de la communauté scientifique n’est donc jamais arrivé et la politique à ce propos avait déjà exprimé son opinion déclarant que cet accord était fondamental pour procéder à l’allocation des financements publics. Une chimère pour beaucoup désormais, vues les diminutions continues qui affectent le domaine de la recherche. Et il est reconnu que lorsque les concurrents sont nombreux et les ressources en revanche sont faibles alors tous les coups sont permis, pourvu d’arriver le premier sur le podium.
Comme les différentes versions de la fusion froide, la réaction piézoélectrique en réalité n’a jamais rien allumé, pas même une petite ampoule”: celle-ci est probablement la phrase de ‘La Repubblicaincriminée par le député Scilipoti, selon lequel ce journal “a publié toute une page en disant que tout ce qui concerne la fusion froide était totalement inutile” et que “il y avait une pétition de différents scientifiques et de différents professeurs selon lesquels, ceux qui parlaient de fusion froide parlaient un langage différent, voire hérétique”.
Une transposition assez personnelle, celle qu’a effectuée le député Scilipoti, qui semble faire confiance également à la déclaration de Carpinteri sur la possibilité de prévoir les tremblements de terre…

Le réacteur nucléaire à fusion froide, E-cat, tant discuté, qui monopolise depuis plus d’un an l’attention médiatique, divisant l’opinion publique en deux catégories, les sceptiques et les fans plein d’espoir, devrait être “certifié” par une figure extérieure à sa société, la Leonardo Corporation.
En fait, Rossi aurait fait savoir qu’il communiquera bientôt les données de tests indépendants de l’un des deux clients qui auraient acheté, il y a de cela quelques mois, un réacteur thermique d’1 Mw. Après des mois d’essais, les résultats quant au bon fonctionnement de l’E-cat sembleraient être enfin prêts. Toutefois, étant donné que le secret plane encore et toujours au-dessus du nom de ce client, la véridicité de ces résultats sera assez difficile à être prouvée. Tout comme nous ne sommes en mesure de dire si cette nouvelle sera par la suite confirmée ou démentie, comme il a  été déjà le cas à plusieurs reprises. En effet, l’E-cat subit constamment des hauts et des bas au niveau de sa crédibilité. Tout dernièrement, encore, la National Instrument a communiqué, par le biais de son Directeur, Stefano Concezzi, d’avoir encore du pain sur la planche en ce qui concerne la fusion froide. Cette annonce a été faite au cours du congrès tant voulu et organisé par le député Domenico Scilipoti le 2 juillet dernier, dans la salle de la Mercede, à la Chambre des Députés de Rome.

En 1974 dans un village sur le Lac de Garde, deux chercheurs, le prof. Omero Speri et l’architecte Piero Zorzi, dans un laboratoire qui est resté tel quel après leur mort, ont mis au point un moteur à fusion froide dont ils déposèrent le brevet (http://www.scienzadiconfine.eu/frontiere%20scienza/tecnologie/brevetto%20omero%20speri.pdf). Selon Speri et Zorzi les fusions nucléaires pouvaient avoir lieu même en présence de fortes décharges électriques.
Ils avaient constaté que même à température ambiante, dans un litre d’eau, six atomes de deutérium se transforment chaque seconde en hélium, ce qui veut dire que des fusions ont lieu. Speri construisit un cylindre à explosion où deux électrodes déchargeaient 30.000 volts avec un courant de dix milliampères. Ces électrodes pouvaient être orientées et distanciées. En entourant le cylindre d’un gros fil de cuivre et en y introduisant du courant électrique il avait obtenu un champ magnétique assez fort. En introduisant dans le cylindre un mélange quelconque contenant des atomes d’hydrogène, y compris de l’eau, il avait obtenu une explosion qui faisait tourner une turbine.

Des confirmations arrivent au sujet de la réalisation de l’Hypérion. Il s’agit du réacteur grec qui fonctionnerait à l’aide d’une réaction nucléaire à faible énergie conçu et construit par la société grecque Defkalion Green Technologies, ancienne associée de l’ingénieur italien Andrea Rossi, et maintenant une de ses concurrentes les plus fortes. Ce projet est pratiquement parallèle à celui d’Andrea Rossi et à son E-cat. Les similitudes en effet semblent évidentes et l’on trouve même des ressemblances dans l’attitude voilée et les vagues de mystère qui planent à chaque déclaration fournie en ce qui concerne les temps mais surtout les modes de fonctionnement de chacun de ces deux réacteurs. Les Grecs toutefois tentent de devancer la société américaine de l’ingénieur italien, la Leonardo Corporation.

La fusion froide d’Andrea Rossi a atteint des résultats appréciables. C’est ce que l’inventeur du catalyseur à faible énergie a annoncé personnellement en affirmant avoir déjà 20 réacteurs à haute température de prêts. Bien évidemment cette déclaration a suscité la curiosité de bon nombre de lecteurs du Journal of Nuclear Physics qui s’y sont précipités pour en savoir plus et poser quelques questions à Rossi. Et il mentionne également le nom d’un Italien.
C’est celui d’Aldo Proia, Project Manager d’une société ayant son siège à Bologne. Cette société s’appelle EnerGaya Srl. Elle s’occupe de projets d’énergie durable. Son nom aurait été mentionné par Rossi répondant à un usager qui lui demandait des renseignements sur la génération distribuée pour les petites communautés. “Pour les questions commerciales en Italie, nous vous prions de contacter Proia Aldo” a dit Rossi. Selon également le site E-Catworld.com qui le confirme, il ne s’agirait pas cette fois-ci d’une adresse électronique de la Leonardo Corporation comme Andrea Rossi avait l’habitude de donner.
Ce dernier, toujours par le biais du JONP, a fourni de nouveaux détails sur l’E-cat, annonçant que d’ici quelques semaines un rapport sera publié illustrant les résultats obtenus, y compris ceux sur les températures. Et il ajoute même : « Nous nous ne produisons pas de chaudières à vapeur, c’est pourquoi la question sera examinée par le constructeur de la chaudière. Nous ne fabriquons pas ni ne créons d’échangeur de chaleur de quelque nature que ce soit. Ce que nous devons faire c’est obtenir pour les parois primaires une température supérieure à la température requise pour la vapeur, avec une puissance adéquate« .
Il semblerait donc que Rossi soit à l’œuvre pour construire l’élément de réchauffement et laisserait à d’autres la tâche de s’occuper du reste du dispositif. En outre il a expliqué « Nous sommes déjà en train de produire des appareils industriels d’1 MW et nous sommes proches de la réalisation d’appareils à haute température« .

Avez-vous déjà obtenu des collaborations externes grâce à cette “ouverture” ?                                                                                                                 Les collaborations citées avant sont déjà opérationnelles et elles représentent des réalités qui agissent à nos côtés avec enthousiasme et de façon performante. Je suis certain que les améliorations à cette expérimentation proviendront justement du dialogue avec ces groupes, dotés d’un grand sens de l’expérimentation, flanqué à de puissantes capacités technico-conceptuelles. En somme, nous sommes en excellente compagnie, au point de nous faire penser que probablement nous la méritons.

Selon vous, de quelle façon la fusion froide pourra nous aider dans la défense de l’environnement ?                                               Principalement en offrant justement de l’énergie propre, inépuisable, économique.

Ce qui a été le plus surprenant dans le projet Athanor c’est probablement le lieu où il est né: un lycée romain, l’IIS Pirelli. Donc provoquer des réactions LENR est plus facile que ce que l’on croit ?                                                                                                                                           Pas du tout. D’abord nos résultats font l’objet d’une analyse attentive de la part de la communauté scientifique certifiée et de la part de chercheurs indépendants pour répliquer notre expérimentation et éventuellement confirmer nos rendements. Ensuite il ne faut pas oublier que l’école dispose de deux atouts fort puissants permettant d’affronter également des thématiques aussi difficiles que les LENR: la discrétion scientifique et l’absence de tout refus à priori, qui en revanche font défaut chez les grands scientifiques.