Le monde de la fusion froide est en deuil. Le 7 août dernier Martin Fleischmann s’est éteint dans sa maison à Tisbury, en Angleterre à l’âge de 85 ans. Il laisse une situation qui, au cours de la dernière année, a littéralement explosé: différentes entreprises dans le monde entier déclarent avoir réalisé des réacteurs à fusion froide  prets à etre lancés sur le marché. La plus célèbre, la Leonardo Corporation d’Andrea Rossi a déjà même présenté 3 modèles de son E-cat:
1.    E-cat domestique qui devrait être prêt en 2013
2.    E-cat d’1Mw, qui aurait déjà reçu 13 commandes, plus une unité déjà vendue à un organisme militaire américain, dont personne ne connaît encore l’identité.
3.    Hot-cat, qui produirait de hautes températures, au point de rendre possibles des applications également pour la production d’énergie électrique

Pendant ce temps, de plus en plus de médias s’intéressent à cette question, pourtant devenue un tabou depuis 1989 et bannie pendant bien 23 longues années. Le plus récent à avoir dédié un article à ce sujet, le magazine Forbes, qui a consacré à Fleischmann et à ses héritiers un article intéressant, même s’il a n’a pas épargné les critiques et les doutes concernant ce phénomène.
De nombreuses années après les expérimentations de Fleischmann et Pons, la fusion froide n’a pas encore réussi à convaincre à 100% quant à sa véridicité. L’analyse de Forbes par rapport aux déclarations des différents nouveaux gourous a en revanche ses fondements:
•    Malgré la promesse d’un lancement imminent sur le marché de l’E-cat, Andrea Rossi nous a seulement fourni des paroles et certains tests peu fiables. Nous savons qu’un organisme militaire aurait acheté un E-cat d’1 Mw, mais sans en connaître l’identité; nous savons que la Leonardo Corporation serait en train de mettre en place des entreprises d’E-cat, mais sans connaître les emplacements exacts. En bref, toutes les spéculations sur le réacteur d’Andrea Rossi se basent uniquement sur la parole de l’ingénieur italien. Après tous ces mois ce n’est pas grand chose.
•    On peut en dire autant en ce qui concerne la Defkalion. Dans ce cas, la donnée supplémentaire est un transfert au Canada de l’entreprise, dont les raisons ont été attribuées à la crise grecque. Version peu crédible, à en croire les rumeurs qui courent.
•    La Brillouin semble faire des pas de géant. Son réacteur à fusion froide en est déjà à sa troisième version. Résultat spectaculaire, dommage que personne ne sache rien concernant les deux autres. Ici aussi que des paroles, jusqu’à présent.
•    En ce qui concerne la Blacklight power nous enregistrons l’intérêt à effectuer des tests guidés par des externes qui prouvent le réel fonctionnement de cet autre réacteur. Etrangement cet intérêt ne s’est pas encore concrétisé.

Tous ces points seraient-ils suffisants pour décréter que toute cette historie n’est en réalité qu’un truffe ? Pas forcément. Certes, il semble plutôt difficile que parmi tous ces concurrents il y en ait qui ait réellement quelque chose entre les mains. Pourtant de nombreuses conférences, certaines même d’une qualité remarquable, sont en train de se multiplier à travers le monde. Et des sociétés comme la National Instruments sont en train de travailler sur des machines pour les systèmes de contrôle des réacteurs qui devraient être réalisés.
Pour le moment, il ne nous reste qu’à attendre la rencontre de Zürich, les 8 et 9 septembre prochain et surtout ce qu’aura à dire Andrea Rossi qui finalement prendra part à une conférence mondiale en présentant une intervention …