Le monde de la fusion à froid, la technologie qui promet de révolutionner l’énergie, est toujours dans la tourmente et des nouvelles intéressantes arrivent de plusieurs fronts.

Dans l’attente de la publication des tests l’indépendants, Andrea Rossi, en répondant à certaines questions, a déclaré sur son blog que l’E-cat d’1 MW, qu’il a vendu à une organisation militaire secrète il y a quelques mois,  fonctionne correctement. Selon l’ingénieur italien, cet acheteur est souvent en contact avec la Société de Leonardo et il est très satisfait du fonctionnement du réacteur et il semblerait que la première recharge de nickel ait déjà eu lieu sans aucun problème. Ensuite l’inventeur de l’E-cat a également fourni des chiffres plus précis en spécifiant que le réacteur fonctionne environ 8 000 heures sur un total possible de 8 760 heures par an avec un COP (Coefficient de Performance) de 6 en moyenne.

Lors d’une entrevue avec l’ingénieur à une radio américaine, Rossi a précisé que la commercialisation de l’E-cat domestique n’arrivera pas avant quelques années. Le problème concerne les rigides certifications de sécurité nécessaires afin de d’être en mesure d’utiliser les nouvelles technologies dans une maison. Un processus bureaucratique normal qui, selon Rossi, sera facilement surmonté après la diffusion de son E-cat à l’échelle industrielle.

Les LENR (réaction nucléaire à faible énergie) semble alléter également la NASA. Joseph Zawodny, chercheur auprès du centre de recherche Langley de la NASA, a déclaré à Forbes d’être en mesure de produire une «quantité d’énergie excédentaire, proprement, sans aucun rayonnement ionisant dangereux et sans produire de déchets dangereux« . Une révolution à mettre en œuvre grâce à un réacteur nucléaire ayant une faible consommation d’énergie dont l’application la plus simple serait celle domestique. Selon Zawodny, ce réacteur pourrait en effet remplacer le chauffe-eau en réalisant une sorte de cycle pour générer de l’énergie électrique.
Les chercheurs de la NASA sont en train de travailler avec le nickel et Daniel Bushnell, expert scientifique en chef au centre de recherche de Langley, a déclaré toujours à Forbes qu’il y a des estimations qui montrent qu’ 1 % du nickel extrait de la planète chaque année pourrait fournir les besoins énergétiques du monde pour un quart du coût du charbon.
Selon les scientifiques de la NASA, le carbone peut également être transformé comme combustible et le processus le transformerait en azote. Une façon de le supprimer complètement et pas simplement de l’enfermer, a souligné Zawodny qui a terminé de la sorte: «je ne sais pas ce qui pourrait être plus propre que cela« …