Parmi les concurrents d’Andrea Rossi, un des plus importants est sans doute la société Brillouin Energy Corporation (BEC). La BEC est une société du Delaware, fondée le 13 janvier 2009, par l’ingénieur électrique, Robert E. Godes, afin de mener des études et des expérimentations concernant les réactions nucléaires à faible énergie (LENR).
Robert Godes suit la même voie que celle entreprise par l’ingénieur italien à savoir la production d’énergie propre. Le processus qu’elle suivrait serait celui d’utiliser le nickel et l’hydrogène, pour fusionner de l’hydrogène vers de l’hélium grâce à des impulsions électromagnétiques et produire ainsi des générateurs d’énergie propre.

L’été dernier, bien que n’ayant fourni pratiquement aucune donnée concrète sur l’état de ses recherches, cette société avait néanmoins réussi à obtenir d’importantes donations de la part de sociétés privées. Aujourd’hui, cette entreprise refait parler d’elle en communiquant d’intéressantes mises à jour au sujet de son réacteur. Ces nouveautés ont été présentées au cours d’une interview faite par James Martinez de Cash Flow Radio au PDG et au Président de la BEC, respectivement, Robert W. George (CEO) et Robert E. Godes.

George et Godes affirment avoir développé un système de contrôle qui permettrait de lancer et d’interrompre une réaction dans un régime constant. Ce processus partirait avec une réaction endothermique (réaction qui absorbe de la chaleur) et se terminerait avec une réaction exothermique (réaction qui produit de la chaleur).

Au cours de cette interview la question fondamentale des brevets a été bien évidemment abordée. La Brillouin dit avoir fait toutes les démarches afin d’obtenir les certifications mais le Bureau des Brevets américain leur aurait fourni une réponse tout à fait surprenante: ils ont déclaré ne pas être encore autorisés à accorder des brevets ayant trait à la fusion froide. A un moment où l’on ne cesse de parler de consolidation des résultats obtenus par les nombreuses expérimentations dans le domaine de la fusion froide et où ses inventeurs ne font que déclarer être sur le point de commercialiser leur réacteur à faible énergie, vous avouerez bien que ce type de déclaration tombe comme un cheveu sur la soupe et nous pousse à la réflexion suivante: qu’en est-il alors de l’E-cat et de l’Hypérion ? Les déclarations faites par leurs inventeurs réciproques ne seraient-elles alors que pure invention, elles aussi ??

Une fois encore, le mystère qui enveloppe ces deux inventions est bien présent. Espérons néanmoins que l’un d’eux réussira bien vite à franchir cet ultime obstacle de l’obtention des brevets afin de débarquer sur le marché mondial et permettre ainsi à l’humanité toute entière de profiter finalement de cette fantastique nouvelle source d’énergie que représente la fusion froide…